My Adorable Pregnant Husband - Chapitre 28
— Ta mère est une femme plutôt intéressante.
— Tu trouves ? Ma mère et ma grand-mère sont en réalité des femmes plutôt vaches.
Je reprends enfin mon souffle une fois qu’on est rentrés. Le soleil est encore haut. Je m’excuse auprès d’Iwamoto tandis qu’on range dans le frigo la nourriture qu’on a achetée en rentrant.
— Je suis vraiment désolé, pour elles.
—
Je pensais que ça allait être une catastrophe. Mais franchement, je
suis vraiment content que ça se soit passé aussi normalement, alors que
son fils ramenait un homme. Elle a été vraiment sympa.
— Oh, je suis
sûr qu’elle s’est entraînée dur pour la rencontre d’aujourd’hui. Elle
sait exactement ce qu’elle veut pour sa vie, et ce qu’elle veut pour la
mienne aussi. Elle est comme ça.
C’est vrai que la jeunesse de ma mère et la mienne sont si différentes qu’il est difficile de nous imaginer de la même famille. Ma mère était une beauté fugace que tout le monde convoitait, et moi, je suis juste une citrouille abandonnée sur le bord de la route.
— Enfin, t’es intelligent, vif d’esprit, très gentil, juste, et plutôt honnête. Je pense que c’est grâce à la force de ta mère dans ton éducation. T’as eu de bons repères.
Iwamoto sourit. Je ne m’attendais pas à ce qu’il ait une impression aussi positive de ma mère si sévère.
— En général, ma mère n’est honnête qu’avec moi… Par exemple, c’est pas normal qu’elle parle aussi facilement de la fausse couche qu’elle a subie. Elle doit vraiment t’apprécier.
Peut-être qu’elle cherchait à créer une sorte de complicité avec lui. Ma mère avait fait une fausse couche quand j’avais deux ans, juste avant que mon père parte. Beaucoup de gens seraient déstabilisés si quelqu’un abordait ce sujet aussi brutalement lors d’une visite, mais Iwamoto l’avait simplement accepté. Ils en avaient même reparlé avant de se dire au revoir. Iwamoto avait dit à ma mère qu’elle était quelqu’un de fort, et qu’il espérait lui ressembler, un jour.
Il range le dernier lait dans le frigo et referme la porte.
— Mon Takashi est un bon fils.
Iwamoto m’interpelle soudain d’une voix douce.
— Takashi…
— Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
— Je t’aime.
Ah, comme sa voix me frappe droit à l’entrejambe.
— Taichi-kun.
— Oui… appelle-moi Taichi.
Iwamoto frotte mes joues du bout des doigts pour me faire venir plus près. J’enroule mon bras autour de son dos et savoure la sensation de ses muscles forts et dessinés. J’adore pouvoir toucher cet homme quand je veux. Sa chaleur semble exploser contre ma peau.
Ça doit faire une image amusante. Moi, tenant ce grand gaillard dans cet espace étroit qu’on appelle la cuisine. Embrassant ses lèvres, aspirant sa langue avec force.
— Ici…, dit Iwamoto en prenant une grande inspiration, entre deux baisers. Je crois qu’on l’a jamais fait ici.
Iwamoto sourit d’un air séducteur, capture de nouveau mes lèvres, et m’embrasse avec avidité. Encore et encore.
Il a raison. On l’a toujours fait au lit. Peu importe à quel point Iwamoto était frustré sur le canapé, à me supplier, je n’ai jamais laissé ça se passer ailleurs qu’au lit. La seule et unique raison, c’est le préservatif. Si je laissais ça arriver ailleurs, je suis sûr que je ne pourrais pas me retenir, et je finirais par le mettre enceint.
— J-j’en veux…, halète Iwamoto, le visage niché dans ma main. Tu peux me toucher encore un peu ?
Iwamoto fronce les sourcils, les relève, puis entrouvre la bouche en se tortillant magnifiquement. Nos sexes sont dressés et se frottent entre les épais vêtements d’hiver, au point de devenir terriblement plus durs.
— Taichi…
— Mmh ?
— On va au lit ?
— Non… faisons-le ici, cette fois… s’il te plaît ?
La main d’Iwamoto caresse l’arrière de ma tête. C’est chaud. C’est un geste redoutablement efficace.
— On va faire l’amour ici.
Qu’est-ce qu’il raconte, le faire dans la cuisine… ?
Iwamoto rit doucement, voyant sans doute ma tête déconcertée.
— Y’a une table qu’on peut occuper… avec mes vêtements ôtés du chemin. Ça t’excite pas, ça ?
— Alors, les préservatifs…
— On n’en a pas besoin.
D’accord, là, je suis complètement perdu.
— Je crois pas que…
Iwamoto s’agenouille pour retirer ma ceinture.
— C’est bon, je sais que t’es un bon fils et un gynécologue-obstétricien bienveillant… mais tu devrais faire ce genre de trucs, de temps en temps.
Il me regarde dans les yeux. Puis il retire mon pantalon, fait tomber mon sous-vêtement. J’avale une grosse boule de salive.
Cette tentation est bien trop difficile à résister. J’ai vraiment envie de le prendre et de l’allonger là, tout de suite. J’ai envie de l’embrasser, j’ai tellement envie de le dévorer. J’essaie de laisser transparaître ma frustration de tous les pores de ma peau, mais il m’ignore.
— On fait un petit garçon, Takashi… hein ? Ta mère attend ça, non ?
Comment pourrais-je résister ?
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