Silent Reading : Chapitre 177 - Edmond Dantès XLIX

 

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— « Je me trouve dans une situation délicate, contraint d’obéir aux volontés de mon ennemi pour menacer un partenaire que je n’ai pas encore eu le temps de faire passer du statut d’adversaire à celui d’allié. »

Fei Du peinait à articuler. Bien que l’anneau métallique autour de son cou ne se soit pas encore resserré, cette sensation familière suffisait déjà à entraver sa respiration. Sa voix paraissait sur le point de céder, tout comme sa gorge.

— « À l’heure qu’il est, le Président Zhang doit probablement avoir très envie de me faire un trou dans la tête. »
— « Les médecins affirment qu’il me reste moins de trois mois à vivre. Pour moi, mourir n’est rien de plus qu’un retour à la maison légèrement retardé. »

Fan Siyuan désigna Fei Du à l’attention de Zhang Chunling.

— « Vous pouvez tirer dès maintenant, à condition d’accepter de parier : qui de nous deux mourra le premier ? Moi sous vos balles, ou lui sous les miennes ? »
— « Pour ma part, je ne tiens pas particulièrement à mourir. Je ne suis pas malade, après tout », répondit Fei Du avant de tourner les yeux vers Zhang Chunling. « Alors… Président Zhang, Zhang Donglai a-t-il pris contact avec vous ? »

Ces paroles chargées de sous-entendus firent aussitôt saillir les veines sur les tempes de Zhang Chunling.

Chaque minute, le téléphone de Zhang Donglai lui envoyait une nouvelle photographie : son fils ligoté devant un immense écran affichant un compte à rebours qui continuait inexorablement sa marche. Sur la dernière image reçue, il ne restait plus que trois minutes.

Ils se trouvaient pourtant sur le territoire de Zhang Chunling. Il pouvait éliminer sans difficulté le kérosène caché sous terre, déjouer le piège tendu par Fan Siyuan et faire réduire toute cette bande en charpie d’un simple ordre.

Mais l’arme de Fan Siyuan était braquée sur la tempe de Fei Du.

Et Fei Du tenait entre ses mains le destin de Zhang Donglai.

Depuis toujours, Zhang Chunling avait manqué de proches. Cette absence avait fini par se transformer en une obsession maladive pour sa descendance et pour les liens du sang. À l’autre bout du monde, Zhang Donglai représentait bien davantage qu’un simple fils : il était sa vie même.

Trois hommes se faisaient face dans cette pièce.

Et pourtant, avec Zhang Donglai à des milliers de kilomètres de là, un quatrième acteur invisible venait compléter le tableau.

À eux quatre, ils formaient une chaîne de vie et de mort qui traversait plus d’une douzaine de fuseaux horaires et l’immensité de l’océan, dessinant une impasse parfaite dont personne ne semblait pouvoir s’échapper.

Seul le temps continuait d’avancer.

— « On dirait que l’un d’entre nous devra mourir pour rompre cet équilibre », observa Fan Siyuan avec un léger sourire. « La question est simplement de savoir qui mourra le premier. »

Son regard se posa sur Zhang Chunling.

— « C’est votre territoire. À vous de choisir. »

Tapi dans l’ombre, Xiao Haiyang s’était déjà préparé à intervenir. Pourtant, face à cet enchevêtrement absurde de menaces croisées, il demeurait figé, incapable de savoir par où commencer.

Pendant ce temps, Lang Qiao courait sans s’arrêter vers la sortie du passage secret.

Alors qu’elle s’apprêtait à déboucher à l’air libre, une idée fulgurante traversa soudain son esprit.

Elle s’immobilisa, tapota deux fois contre l’ouverture du tunnel, puis passa prudemment la tête.

Son téléphone brisé lui portait décidément chance.

À peine avait-elle frappé qu’une réponse lui parvint de l’extérieur.

Quelqu’un s’approchait.

— « Qu’est-ce qu’il y a ? »

Ils avaient laissé une sentinelle dehors.

Lang Qiao retint aussitôt son souffle.

Au moment où l’homme se pencha pour examiner l’ouverture, elle fit tournoyer ses menottes comme une fronde improvisée, les enroula autour de sa cheville et tira violemment.

L’homme poussa un cri de surprise et perdit l’équilibre.

Basculant en arrière, il tenta désespérément de se rattraper tout en donnant des coups de pied en direction du tunnel.

Lang Qiao esquiva les coups et se précipita hors du passage.

Mais avant même que ses pieds ne trouvent un appui stable, une bourrasque siffla à ses oreilles.

Par réflexe, elle leva les bras pour protéger son visage.

Un bâton de bois s’abattit lourdement sur ses avant-bras dans un bruit sourd.

Une douleur fulgurante traversa ses membres. Ses bras s’engourdirent aussitôt et son arme lui échappa des mains.

Il y avait plus d’une sentinelle.

L’homme qu’elle avait fait tomber s’était déjà relevé. Un couteau à la main, il se rua sur elle.

Ici, contrairement à l’étroit tunnel, il lui était impossible de profiter de l’effet de surprise.

Elle dut immédiatement passer sur la défensive.

À peine venait-elle de détourner la lame avec ses menottes qu’un nouveau coup de bâton s’abattit sur son épaule.

Le choc fut si violent qu’elle eut l’impression que tous ses organes venaient de se retourner dans sa poitrine.

Elle chancela et tomba à genoux.

C’est alors qu’elle aperçut, dans la faible clarté environnante, un pistolet accroché à la ceinture de l’homme qui maniait le bâton.

Ils étaient armés.

Alors pourquoi se battre avec un couteau et un bâton ?

Pour poser sur une photo ?

Les hommes du Récitant étaient presque tous réunis sous terre. Qui pouvaient-ils bien craindre d’alerter ?

Une intuition traversa son esprit à la vitesse de l’éclair.

Elle se laissa rouler au sol et se jeta vers l’endroit où son arme avait été projetée.

Le bâton, épais comme un avant-bras, fendit l’air avant de s’écraser contre son dos.

La douleur fut si intense qu’elle crut un instant être brisée en deux.

Le voyou armé du couteau fondit aussitôt sur elle.

— « Crève ! »

À cet instant précis, un faisceau lumineux venu d’on ne savait où balaya la vieille chaumière.

Les deux hommes furent momentanément aveuglés.

Lang Qiao saisit immédiatement l’occasion.

Elle attrapa une poignée de gravier et la leur lança au visage.

Le couteau dévia de sa trajectoire et s’accrocha dans son pull. La lame glacée effleura sa peau tandis que le tissu usé se tendait dangereusement.

Se débattant au sol de toutes ses forces, elle finit par sentir ses doigts se refermer sur son arme.

L’homme au bâton leva le bras pour lui asséner un coup à la tête.

Au même instant, Lang Qiao pressa la détente.

Elle détourna la tête et tira deux fois en direction de son tibia.

Le coup de feu qui éclata soudain dans la forêt au pied de la colline fit relever brusquement la tête de Luo Wenzhou, qui fouillait encore les environs du vieux moulin.

Au même moment, le téléphone dans la poche de Zhang Chunling vibra de nouveau.

Une nouvelle notification.

Sans même regarder l’écran, il savait ce qu’elle annonçait.

Il ne restait plus que deux minutes avant la fin du compte à rebours affiché à côté de Zhang Donglai.

Si personne ne rompait cette impasse, le premier à mourir serait son fils.

Une fine pellicule de sueur froide apparut sur le front de Zhang Chunling.

— « Zhang Chunling, vous êtes responsable d’innombrables atrocités. Pourquoi ne tournez-vous pas les yeux vers ce légume allongé sur ce lit d’hôpital ? Lorsque vous faisiez affaire avec Fei Chengyu, auriez-vous seulement imaginé qu’un jour vous le retrouveriez dans un état pareil ? »

— « Taisez-vous ! Taisez-vous ! » hurla Zhang Chunling.
— « Quant à Fei Chengyu, il est lui aussi issu de la misère. Son père est allé en prison pour homicide volontaire alors qu’il n’était encore qu’un enfant. Sa famille n’avait aucune source de revenus et n’a survécu que grâce à l’aide d’un bienfaiteur. Cet homme l’a soutenu jusqu’à l’université, jusqu’au jour où Fei Chengyu s’est mis à convoiter sa fille unique. Non… ce n’est pas tout à fait exact. Ce n’était pas cette femme naïve et sans défense qui l’intéressait, mais l’immense fortune de son père. Lorsque son bienfaiteur a enfin compris ce qui se cachait derrière son apparence respectable, il lui a interdit de revoir sa fille et lui a coupé les vivres. La suite de l’histoire est bien connue. Fei Chengyu se prenait probablement pour un héros des Hauts de Hurlevent, mais à mes yeux, cela ressemble davantage à l’histoire du Laboureur et du Serpent1. N’est-ce pas, Président Fei ? »

Les lèvres exsangues de Fei Du se relevèrent légèrement.

— « Tu as hérité de tout ce qui lui appartenait : sa fortune, sa bassesse et ses méthodes. Si le Président Zhang choisit d’abandonner son précieux fils, je serai bien obligé de t’abandonner à mon tour. Mais il semblerait que tu n’aies jamais tué quelqu’un de tes propres mains. Par souci d’équité, je vais donc t’accorder un privilège. Que dirais-tu d’avoir le choix ? »

Le regard de Fei Du glissa vers l’anneau métallique refermé autour de son cou.

Cet objet lui était à la fois terriblement familier et étrangement étranger.

Lorsqu’il était enfant, l’autre extrémité n’était reliée qu’à une poignée de petits anneaux. Chaque fois qu’il étouffait, il devait serrer les poings, étranglant ainsi ces petites créatures pour retrouver son souffle.

Plus tard, le dispositif était devenu plus sophistiqué. L’autre extrémité se refermait autour du cou d’un être humain, avec une poignée intermédiaire permettant de resserrer le mécanisme. Lorsqu’il la tirait machinalement, il voyait le visage de l’autre se tordre sous la panique et l’asphyxie… tandis que lui-même recommençait à respirer.

Une invention de Fei Chengyu.

Une invention débordante d’une cruauté créative.

À présent, cette création avait enfin trouvé sa place.

L’autre extrémité de l’anneau était verrouillée autour de son propre cou.

— « Le Président Zhang semble encore hésiter. Alors, Président Fei, jouons un peu pendant qu’il réfléchit. Préfères-tu mourir le premier ? Ou bien as-tu une injustice à dénoncer, une rancune à régler ? Vas-tu laisser Fei Chengyu mourir à ta place ? »

Avant même qu’il ait terminé sa phrase, l’un de ses hommes s’avança et saisit l’anneau de métal autour du cou de Fei Du pour le tirer vers le haut.

Fei Du n’avait aucune possibilité de résister.

Son corps fut brutalement soulevé.

Pour la première fois depuis longtemps, le calme presque insolent qui semblait ne jamais quitter son visage se fissura. Un accès de toux lui échappa malgré lui.

À cet instant, Xiao Haiyang atteignit enfin sa limite.

Il essuya la sueur glacée qui couvrait ses paumes contre son pantalon, leva son arme et surgit en rugissant :

— « Ne bougez plus ! Police ! »

Le mot « police » vacilla presque en plein milieu de la phrase. Sa voix monta jusqu’au plafond de la salle souterraine tandis que tous les criminels armés tournaient simultanément la tête vers lui.

Le jeune homme à lunettes venait de déboucher du passage secret sous les yeux de tout le monde.

Sous l’effet de la tension, les muscles de ses mollets tremblaient si fort que le tissu de son pantalon frémissait visiblement.

Et ce ne fut qu’au beau milieu de son intervention qu’il se rappela qu’il avait oublié d’enlever la sécurité.

Il s’empressa de la manipuler maladroitement, comme un enfant découvrant un nouveau jouet.

Pendant un bref instant, même le visage de Fei Du fut traversé par une expression douloureusement éloquente, comme s’il assistait à un spectacle trop pénible pour être regardé.

Totalement inconscient du caractère tragiquement embarrassant de son entrée en scène, Xiao Haiyang poursuivit néanmoins jusqu’au bout :

— « Vous êtes tous en état d’arrestation ! Posez vos armes ! Les mains en l’air ! »

… mais personne ne lui accorda la moindre attention.

— « Maître Fan, je crois que je vais être celui qui rompra cet équilibre. »

Une lueur étrange traversa alors le regard de Fei Du.

Profitant du fait que toute l’attention était momentanément tournée vers Xiao Haiyang, il reprit la parole. Pourtant, tandis qu’il s’adressait ostensiblement à Fan Siyuan, ses yeux se posèrent en réalité sur la femme appelée Ruobing.

— « Avant l’arrestation de Zhu Feng et de Yang Xin, un chauffeur de taxi est venu me voir en prétendant appartenir à votre organisation. Il était incroyablement négligent, au point de permettre à la police de le suivre jusqu’à Yang Xin et aux autres. Est-ce que cela aussi avait été prévu dès le départ ? »

Ruobing le regarda avec incompréhension.

Puis, comme si elle venait de toucher une plaque brûlante, elle lâcha brusquement les poignées du fauteuil roulant.

— « Fu Jiahui avait déjà été démasqué. Yang Xin avait donc perdu toute utilité. La laisser continuer à courir librement n’aurait fait qu’attirer l’attention de la police tout en offrant une opportunité à Zhang Chunling. Alors vous l’avez volontairement placée aux côtés de Zhu Feng, qui constituait une piste importante, et... »

Ruobing comprit soudain où il voulait en venir.

Elle recula d’un pas, secouant lentement la tête de droite à gauche.

Fan Siyuan se tourna brutalement vers l’homme chargé du mécanisme.

— « Qu’est-ce que tu attends ?! »
— « ... puis vous les avez livrés à la police. Mais avant cela, vous leur avez laissé un faux avertissement ainsi que des armes. Parce que... »

La phrase de Fei Du s’interrompit net.

L’anneau métallique se resserra brutalement autour de sa gorge.

Une obscurité sans fond l'engloutit, accompagnée de cette sensation d'étouffement si familière, tandis que les souvenirs ouvraient devant lui leurs mâchoires ensanglantées.

Le sous-sol.

Le cadavre glacé.

La fourrure couverte de sang.

Les cris de cette femme...

Un vacarme éclata soudain.

L'homme qui le retenait par l'anneau métallique sectionna les liens attachant ses poignets. La poignée fatale se trouvait juste devant lui et, par pur réflexe, sa main se tendit pour la saisir.

Au même instant, Ruobing comprit ce que Fei Du n'avait pas eu le temps d'achever.

Parce que...

Parce que Fan Siyuan connaissait les marionnettes qu'il manipulait. Il savait qu'elles n'étaient que des pantins empoisonnés incapables de pardonner. Il n'avait jamais cru non plus que Fei Du fût aussi innocent qu'il avait voulu le laisser paraître au départ. Il était convaincu qu'à un moment ou à un autre, son attention finirait par se porter sur l'entrepôt où se cachaient Yang Xin et les autres.

Le moment venu, un affrontement entre les deux camps était inévitable. Armes illégales, violences, règlement de comptes... l'intervention de la police relevait de la certitude absolue.

Ainsi, il ferait d'une pierre deux coups, éliminant à la fois ces pions devenus inutiles et ce Fei Du aux plans tortueux.

Mais quelque chose avait déraillé.

Fei Du était resté parfaitement calme. Il avait résisté à toute impulsion précipitée et laissé la police découvrir l'entrepôt avant lui.

Dans un accès de panique, l'esprit de Xiao Haiyang se vida complètement. Il pointa aussitôt son arme sur Fan Siyuan.

— « Lâchez-le ! »

Au même moment, l'esprit de Zhang Chunling tournait à toute vitesse.

Dans le bref récit de Fei Du, il avait perçu quelque chose de totalement différent.

Fan Siyuan avait volontairement exposé à Fei Du l'existence de la cachette où se terraient Yang Xin et Zhu Feng. Pourtant, ceux qui auraient dû rester sous sa surveillance avaient fini, de façon inexplicable, entre les mains de la police.

Et lorsque Zhou Huaijin, qui collaborait secrètement avec Fei Du, avait été pris pour cible, les forces de l'ordre étaient intervenues avec une rapidité anormale.

Fei Du pouvait certes manipuler la police pour obtenir certaines informations.

Ou alors...

À présent qu'il voyait ce petit binoclard surgir en brandissant son insigne de policier, que restait-il encore à comprendre ?

Le piège tendu par Fei Du n'était pas exempt de défauts. Pourtant, Zhang Chunling comme Fan Siyuan avaient été prisonniers de leurs propres certitudes. L'un était aveuglé par la peur pour son fils, l'autre par l'image qu'il s'était forgée de Fei Du des années auparavant. Tous deux avaient considéré comme acquis que Fei Du était fondamentalement mauvais.

Et à cause de cela, ils avaient négligé certains détails.

Fan Siyuan, lui, ne s'en était toujours pas aperçu.

— « Vous m'avez demandé de choisir comment briser cet anneau ? »

L'expression de Zhang Chunling changea plusieurs fois.

Puis, contre toute attente, il leva son arme, ricana froidement et tira dans la direction de Fei Du.

L'équilibre venait de voler en éclats.

Les hommes qui retenaient Fei Du le tirèrent instinctivement sur le côté. La balle ne fit que l'effleurer avant d'aller se ficher dans le pied du lit médicalisé de Fei Chengyu.

La situation bascula une nouvelle fois.

Les hommes de Zhang Chunling et ceux de Fan Siyuan ouvrirent immédiatement le feu les uns sur les autres.

Tous les cheveux de Xiao Haiyang semblèrent se dresser sur sa tête.

Profitant de la confusion, il se rua vers Fei Du.

À cet instant précis, Ruobing, qui s'était repliée dans un coin, poussa soudain un cri :

— « Il a placé une bombe sous le lit d'hôpital ! Si vous actionnez la poignée, elle... »

Elle n'eut jamais le temps d'achever sa phrase.

Une balle la frappa de plein fouet.

La jeune femme gémit avant de s'effondrer.

Son avertissement résonna comme un coup de tonnerre aux oreilles de tous.

Fan Siyuan fixa immédiatement Fei Du.

Celui-ci tenait toujours la poignée mortelle entre ses mains. Pourtant, pour une raison inconnue, il préférait s'étouffer plutôt que de l'actionner. À travers son regard brouillé par le manque d'oxygène, il observait Fan Siyuan avec les derniers fragments de conscience qui lui restaient, allant même jusqu'à lui adresser un léger sourire, comme s'il venait soudain de comprendre quelque chose.

Au moment où le mot « bombe » fut prononcé, Zhang Chunling se figea.

Ses hommes se précipitèrent aussitôt vers lui afin de le protéger et de l'exfiltrer sous le couvert de la contre-attaque acharnée menée par Fan Siyuan.

Dans le même temps, Zhang Chunling tira de nouveau sur Fei Du, qui tenait toujours la poignée entre ses mains.

Xiao Haiyang poussa un cri, agrippa le lit médicalisé de Fei Chengyu et se jeta sur Fei Du, l'entraînant sous le lit dans sa chute.

Quelque chose glissa hors de sa poche en même temps que son arme.

Au même instant, Fan Siyuan trouva la force de faire avancer son fauteuil roulant. Utilisant les corps de ses propres hommes comme remparts, tel un monstre rampant au milieu du chaos, il progressa en tirant vers Fei Du et Xiao Haiyang.

Soudain, alors qu'il battait déjà en retraite vers l'entrée du passage secret, Zhang Chunling entendit l'un de ses hommes s'écrier :

— « Président Zhang, il y a... »

Avant même qu'il n'ait le temps de tourner la tête, un coup de feu retentit.

Une douleur atroce lui traversa la main.

La balle avait perforé sa paume avec une précision chirurgicale.

Cette fois, ce n'était plus une menace.

C'était du sérieux.

— « Police ! Ne bougez plus ! »

Fan Siyuan n'accorda pas la moindre attention à cette injonction.

Il pointa son arme sur Xiao Haiyang, qui faisait rempart de son corps devant Fei Du.

— « Presse ! Presse ! Fei Chengyu a utilisé cet engin pour t'entraîner à étrangler ta mère encore et encore ! Tu l'as oublié ? Tes rêves de le tuer ne sont-ils pas tout ce qu'il te reste ? Hein ? »

 

 

 

 

 


 

Lang Qiao, choupette, tu assures !

Comment ça c'est cruel un tel fanart pour un tel chapitre ? Je vous rappelais gentiment un bon moment... 

 

 

  1. Le Villageois et le Serpent / Le Laboureur et le Serpent : Il s'agit d'une célèbre fable d'Ésope (VIe siècle av. J.-C.), qui a été reprise en vers par Jean de La Fontaine sous le titre Le Villageois et le Serpent, dans le livre VI de ses Fables (1668).

    L'histoire : 
    Un paysan trouve un serpent transi de froid sur la neige. Pris de pitié, il le ramène chez lui et le réchauffe près du feu. Le serpent, ranimé, se retourne aussitôt contre son bienfaiteur et tente de le mordre. Le villageois, dans un juste courroux, le tue alors à coups de hache.

    La morale de La Fontaine : La fable se conclut par ces vers :

« Il est bon d'être charitable ;
Mais envers qui, c'est là le point.
Quant aux ingrats, il n'en est point
Qui ne meure enfin misérable. »

L'idée sous-jacente :
La fable exprime qu'il est dangereux d'être bon envers ceux dont la nature est mauvaise, car ils ne vous en sauront aucun gré . L'histoire est aussi à l'origine de l'expression proverbiale « nourrir un serpent dans son sein », qui désigne le fait d'aider quelqu'un qui finit par vous trahir

 

 

 

 

 


 

 

 

 

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