Silent Reading : Chapitre 119 - Verhovensky XXX

 

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Le Centre Longyun était un bâtiment à plusieurs étages occupant un emplacement de choix avec un excellent feng shui. L'édifice comptait plus de trente étages, avec un hôtel dans la partie supérieure, une zone commerciale en bas et un restaurant tournant niché entre les deux. Lorsque la lumière était favorable, elle traversait les parois de verre allant du sol au plafond pour peindre un arc-en-ciel scintillant sur les bâtiments voisins.

Cependant, à cette heure, le soleil ne s'était pas encore levé.

Le restaurant n'était pas une unité monolithique. Ses quatre coins étaient divisés en un buffet à volonté, un restaurant occidental, un restaurant d'Asie du Sud-Est et un établissement proposant une cuisine familiale revisitée ; celui-là même qui mettait du chou chinois dans son fó tiào qiáng. Parmi eux, le buffet situé dans le coin sud-est assurait un service de restauration 24 h/24 pour les clients de l'hôtel et ouvrait sa salle de petit-déjeuner chaque matin à six heures.

À quatre heures du matin, quelques jeunes employées s'affairaient déjà à changer les fleurs sur les tables. Elles venaient de terminer leur service de nuit et s'apprêtaient à passer le relais. Le nettoyage des toilettes et la mise en place de la salle étaient leurs dernières tâches.

Les employées avaient généralement environ vingt ans, toutes jolies et apprêtées, venant d’autres provinces pour trouver du travail ou étudiantes, employées à temps partiel. La chef d'équipe, avec sa queue-de-cheval élégante, était plus habile que quiconque pour changer les fleurs, ne renversant pas une goutte d'eau des vases. Une fois le changement effectué, elle les ajustait légèrement pour créer un arrangement simple et harmonieux.

— « Viens vite, Weiwei-jie, la première fournée de dim sum1 est prête ! »

La chef d'équipe répondit par l'affirmative, jeta un dernier regard circulaire à la salle, puis suivit les autres filles vers l'arrière-cuisine.

La première fournée de dim sum du matin servait souvent à préchauffer les ustensiles de cuisine. Les cuisiniers voulaient tester la fraîcheur des nouveaux ingrédients et goûter les nouveaux assaisonnements ; le chef de cuisine en profitait aussi parfois pour instruire les apprentis. Tout ce qui était préparé à ce moment-là était expérimental et ne serait pas servi aux clients. D'ordinaire, c'était un avantage réservé au personnel de nuit ; s'ils ne finissaient pas tout, ils pouvaient emporter les restes.

Après avoir été de service toute la nuit, les filles avaient l'estomac qui criait famine. Elles suivirent l'arôme et se pressèrent autour du plan de travail.

Weiwei n'était pas pressée. Elle attendit que tout le monde s'en aille, puis s'approcha tranquillement et utilisa un sac jetable pour rassembler ce qui restait.

— « Tu vas encore partager avec ces ratés ? » Une fille qui refaisait son maquillage la regarda en faisant la moue. « C'est facile pour ces bouseux de se faire des idées si tu es trop gentille avec eux. Et puis, c’est du gâchis. Ils ne savent même pas faire la différence entre de bons produits et de l’imitation. Ils se contentent de n'importe quelle pâtée pour chiens. À mon avis, ils ne méritent rien de mieux que leurs brioches fourrées de merde, achetées dans la rue. »

Weiwei sourit, ne cherchant pas la confrontation.

Les filles d'un établissement de haut standing recevaient toutes une formation sur la posture et l'étiquette, portaient chaque jour des uniformes impeccables et devaient être maquillées pour travailler. Dans cet environnement, avec le temps, elles finissaient par avoir l'impression erronée d'appartenir elles aussi à la haute société et regardaient de haut les agents de sécurité du rez-de-chaussée, qui travaillaient pourtant de nuit comme elles.

Weiwei était bienveillante et pleine de bonnes intentions. Chaque fois qu'elle était de service de nuit, elle prenait les dim sum restants et les apportait aux gardes en quittant son travail. Les autres filles et les cuisiniers avaient déjà vu cela maintes fois. Peut-être pensaient-ils qu'elle était sotte ; elle ne cherchait pas à s'attirer les faveurs des clients, mais se liait toujours d'amitié avec des gens "inutiles".

Weiwei mit ses écouteurs et fredonna doucement l'air entraînant qui y passait. Sans doute parce qu'elle allait bientôt finir son service, son pas était un peu plus vif. Elle descendit par l'escalier réservé au personnel, distribuant les paquets de dim sum à tous les agents de sécurité de garde ou en patrouille. Elle alla ainsi du restaurant tournant au dixième étage jusqu'au centre de surveillance au sous-sol.

Il y avait normalement deux personnes de service au centre de surveillance. L'un était un garçon nouvellement embauché, âgé de seulement dix-huit ou dix-neuf ans et un peu trapu. Il partageait son tour avec un vieux tyran rusé qui dormait profondément dans la salle de repos adjacente, l’obligeant à surveiller seul les écrans.

Passé quatre heures du matin, la fatigue était intense, recevoir la visite d'une jolie fille était sans aucun doute rafraîchissant, mais malheureusement, le jeune garde ne put pas vraiment en profiter. Weiwei avait apporté une sorte de brioche au goût particulièrement étrange ; apparemment, la farce contenait une épice thaïlandaise. Après en avoir mangé deux, son ventre commença à le faire souffrir affreusement. Il supporta la douleur un moment devant la jeune femme, mais le tumulte dans ses entrailles ne faisait que croître.

— « Weiwei-jie, tu pourrais m'aider ? Je... je dois aller aux toilettes. Le gars qui travaille avec moi est de méchante humeur quand il se réveille, je n'ose pas le réveiller. »

Elle accepta sans discuter. Le jeune garde soupira de soulagement et s'éloigna en courant, tout en retenant son pantalon.

Entendant les pas précipités s'estomper, le sourire éclatant de Weiwei disparut graduellement. Elle prit une profonde inspiration nerveuse, compta jusqu'à vingt dans sa tête pour se concentrer, et sortit de sa poche une toute petite clé USB de conception spéciale. Elle tourna la tête et regarda les écrans des caméras de surveillance derrière elle.

« Vers midi, le six novembre », récitait-elle intérieurement. « Les enregistrements des caméras du restaurant tournant, du hall d’entrée, des portes avant et arrière, et du parking souterrain. Plus c’est détaillé, mieux c’est. »

Le Centre Longyun comptait un nombre incalculable de caméras. Weiwei détermina prestement le numéro de séquence de chacune d'elles et récupéra rapidement les archives du six novembre.

Un courant d'air s'engouffra dans le couloir, faisant légèrement bouger la porte de la salle de surveillance, comme si quelqu'un passait. Elle tourna la tête à deux reprises pour vérifier, les paumes moites de sueur. Elle fixait nerveusement la barre de progression ; chaque seconde lui semblait une éternité.

Soudain, une quinte de toux retentit dans la salle de repos voisine !

Weiwei tressaillit de peur, glacée de la tête aux pieds, sa main se tendant par réflexe vers la clé USB pour l'arracher. Un bruissement se fit entendre dans la pièce d'à côté ; le garde paresseux qui dormait pendant son service venait de se réveiller. La barre de progression touchait presque à sa fin.

Elle serra les dents.

Une voix ensommeillée et pâteuse cria depuis la salle de repos :

— « Xiao-Meng ? Xiao-Meng ? »

La salle de surveillance était mal chauffée ; les gardes devaient d'ordinaire s'emmitoufler dans des vestes et des manteaux. Pourtant, une sueur brûlante perlait aux tempes de Weiwei.

La porte de la salle de repos grinça en s'ouvrant. L'homme sortit un pied.

— « Xiao-Meng est allé aux toilettes. C’est moi, Oncle Wang. » Dans un élan de désespoir, la jeune fille prit soudain la parole. « Comme vous travaillez dur, je vous ai apporté quelque chose à manger. »
— « Oh, Weiwei ! » Le vieux garde avait voulu sortir en simple sous-vêtement thermique. En entendant la voix de la jeune femme, il se sentit gêné et recula précipitamment pour s'habiller. « Ah, merci. Il n'y a plus beaucoup de jeunes filles aussi gentilles que toi de nos jours. »

Weiwei, imperturbable, baissa la tête et expira, la poitrine oppressée.

— « Je ne fais que vous offrir les cadeaux des autres, Oncle Wang. Vous êtes trop poli. »

Une fois habillé et recoiffé, le vieux garde sortit et vit la jeune fille nonchalamment appuyée contre la table, pianotant sur son téléphone. Il s'empressa de dire :

— « Ce plaisantin de Xiao-Meng... Quelle honte. Je vais lui remonter les bretelles à son retour. Tu devrais te dépêcher de rentrer. Le jour va bientôt se lever. »

Weiwei lui sourit, resserra sa veste autour d'elle comme si de rien n'était et, tandis que le vieil homme lui recommandait d'être prudente en chemin, elle serra doucement la clé USB dans sa poche.

Avant l'aube, les images de surveillance du Centre Longyun étaient passées entre plusieurs mains pour finir dans celles de Fei Du.

— « Voici les enregistrements de certains lieux stratégiques du bâtiment Longyun le jour où Wei Wenchuan a invité ses amis. » Il alluma un ordinateur portable et, sans lever les yeux, s'adressa au cercle de policiers qui l'observaient. « Ne vous inquiétez pas, mes contacts sont passés totalement inaperçus. Cela n'alertera pas l'ennemi. »

Tao Ran et Xiao Haiyang avaient été logés pour la nuit dans la chambre d'amis et le bureau de Luo Wenzhou. Faute d'expérience, ils n'avaient pas verrouillé leurs portes et s'étaient fait piétiner à maintes reprises par Luo Yiguo, qui savait parfaitement ouvrir les portes.

Tao Ran se frotta le visage hagard et s'efforça de se concentrer.

— « C'était qui, celui qui est venu t'apporter ça ? Par qui as-tu obtenu ces images ? Tu les as eus légalement ? » demanda-t-il.
— « Des amis que j'ai un peu aidés autrefois. »

Fei Du ouvrit une vidéo et la lança en accéléré, esquivant la question avec désinvolture.

Après un moment, une pensée lui traversa l'esprit et il ne put s'empêcher de lever les yeux vers Luo Wenzhou. Ce dernier n'avait pas dit un mot. Il avait une cigarette à la bouche mais ne l'avait pas allumée, se contentant de la mâchonner pour calmer son envie. Il avait gardé les yeux fixés sur lui tout ce temps, et son regard percuta le sien quand il finit par lever la tête.

Fei Du marqua une pause, puis tendit l'ordinateur à Xiao Haiyang. Il retira ses lunettes et les essuya lentement.

— « Très bien, en réalité, je... je les ai imités... Vous vous souvenez de Wang Xiujuan, la mère de He Zhongyi ? Et de la création de la fondation pour aider les villageois âgés en deuil ?

Il n’attendait pas de réponses, mais en profita tout de même pour marquer une pause, essuyant ses lunettes avec application.

— « Les opérations quotidiennes de ce fonds ont été confiées à une organisation d'intérêt public spécialisée. En plus de Wang Xiujuan, elle s'occupe de toutes sortes de personnes ayant perdu leurs moyens de subsistance à cause de crimes », expliqua-t-il. « Le véritable soutien derrière cette organisation, c'est moi. J'ai trouvé des prête-noms pour détenir les parts. C'est la même logique que pour le Fonds Guangyao. »

Luo Wenzhou demanda doucement :

— « À cause de crimes ? »
— « Les parents du jeune homme qui vient de livrer ces fichiers ont été tués lors d'un cambriolage commis par un accro au jeu. Quant aux enregistrements du Centre Longyun, une employée a trouvé un moyen de les obtenir. Si je me souviens bien, elle n'est pas d'ici. Elle a fugué de chez elle parce qu'elle ne supportait plus les attouchements de son beau-père. » Fei Du semblait calme, mais était toujours étrangement occupé par ses lunettes. « Tout le monde peut être confronté à l'injustice, mais si ces gens ont un soutien matériel puissant derrière eux, quelle que soit la situation, ils ne finiront pas dans une misère noire… Et ce, grâce à l'héritage de Fei Chengyu. »
— « Que devient Wang Xiujuan ? » voulut savoir Luo Wenzhou.
— « Elle soigne principalement sa maladie. Elle n'est pas retournée dans son village. Quand sa santé le permet, elle fait des ménages payés à l'heure. Sa société de nettoyage a un contrat de service à long terme avec le siège de Wei Zhanhong. » Fei Du expliquait le sort de cette femme que tout le monde avait oubliée sans perdre le fil. « Je ne l'aurais probablement pas utilisée directement. Elle est trop âgée et manque de vivacité. Ce serait trop dangereux pour elle. Je l'ai juste fait occuper le poste. En cas de besoin, j'aurais trouvé quelqu'un pour prendre sa place. »
— « Elle avait perdu son fils et n'avait plus rien pour vivre. Elle n'avait plus d'espoir », dit lentement Luo Wenzhou. « Je t'ai demandé un jour ce qu'il adviendrait des gens comme Wang Xiujuan… Il semble que tu les aies transformés en réservistes d’un groupe de justiciers. »

S'il ne l'avait pas forcé à se confier, qu'aurait-il fait de ces gens ? Où les aurait-il emmenés à la fin ? L’imaginer donnait à Luo Wenzhou des sueurs froides.

En regardant le chemin parcouru, il se demanda comment il avait réussi à traverser cette corde raide nommée Fei Du.

Celui-ci évita son regard, totalement absorbé par ses lunettes, qu’il essuyait comme si elles avaient accumulé des siècles de poussière.

C'est alors que Xiao Haiyang, qui n’avait pas réalisé l’étrangeté de l’atmosphère, prit la parole :

— « Attendez une minute. C'est Lu Guosheng, non ? »

Les tensions flottant dans l'air se dissipèrent instantanément, tous les regards se portant sur les images de surveillance.

Xiao Haiyang tourna l'écran avec excitation ; c'était un enregistrement du restaurant tournant le jour où Wei Wenchuan avait invité ses convives, provenant d'une caméra située à la porte du restaurant de cuisine familiale.

Vers midi, l’adolescent reçut un appel en sortant du restaurant, restant à attendre devant la porte. Un instant plus tard, l'ascenseur s'ouvrit et un homme, le bord de son chapeau rabattu très bas, en sortit. Ses mains enfoncées dans ses poches, il regarda tout autour de lui, puis fit un signe de tête indifférent à Wei Wenchuan, qui était venu l'accueillir. Après avoir tapoté le dos de l'adolescent, il entra dans le restaurant avec lui.

L'homme, grand et robuste, portait des gants. Sa démarche était identique à celle de Lu Guosheng sur les images de surveillance du soir du meurtre.

Sans doute parce qu'il savait pertinemment que tout était filmé, bien qu’en territoire ami, il gardait prudemment la tête baissée. La caméra ne parvenait pas à capter son visage de face.

— « Ce n'est pas un problème. On peut demander aux techniciens de comparer sa taille, son poids, sa silhouette et sa démarche. » Dès qu'il s'excitait, le débit de Xiao Haiyang s'accélérait à nouveau. « Ils ne peuvent pas nier l’évidence. On peut les arrêter ! »
— « Attends une minute. » Luo Wenzhou le retint. « Ne te précipite pas. Garde cette séquence pour l'instant. On agira quand on aura capturé Lu Guosheng vivant. Ça ne servira à rien si on n'attrape que le gamin. »

Il y avait des « yeux » au Commissariat Central. S'ils alertaient l'ennemi, Wei Zhanhong et son fils finiraient probablement par servir de boucliers comme Zheng Kaifeng ; le point critique était de remonter jusqu'à leur repaire.

Xiao Haiyang se souvenant du micro dans le sac de Tao Ran, son expression se décomposa. Il ne fit plus un bruit.

— « Voyons par où il est sorti. »

Moins de cinq minutes après avoir suivi Wei Wenchuan à l'intérieur, Lu Guosheng avait identifié sa cible et était reparti. Profitant de l'inattention du personnel de service, il contourna rapidement par l'arrière vers le passage des employés, utilisa une carte qui ouvrit la porte et sortit.

Ce passage était différent des accès réservés aux clients. Il débouchait sur une petite porte à l'arrière du bâtiment. La fille qui avait copié les enregistrements avait fait un travail minutieux ; elle n'avait pas oublié cette zone. Trois minutes plus tard, Lu Guosheng apparut. Il avait rabattu son chapeau encore plus bas et portait également un masque ; il était presque totalement protégé.

Soudain, il leva la tête et regarda en direction de la caméra.

Pensif un instant, il finit par appeler quelqu'un. À un petit croisement au coin de la rue, une berline noire qui commençait à apparaître fit marche arrière pour se replacer dans l'angle mort de la caméra. Lu Guosheng s'y dirigea à grands pas. La voiture passa à toute allure ; c'était une Buick noire ordinaire. Elle n'avait pas de plaque d'immatriculation.

Les personnes qui fixaient la vidéo, l'haleine suspendue, expirèrent simultanément.

Luo Wenzhou avait tellement mâché sa cigarette que des brins de tabac s'en échappaient. Tao Ran se frotta le visage.

— « Ce fumier est trop prudent. »
— « On peut le comprendre », ajouta Fei Du, toujours sans lever la tête. « Après s'être caché pendant quinze ans, n'importe qui finirait par sombrer dans une paranoïa maladive. »
— « La question est : qu'est-ce qu'on fait maintenant ? » Tao Ran fronça les sourcils, en pleine réflexion. « Cela fait presque deux mois. Même si on interroge tout le monde dans le quartier, la probabilité de trouver un témoin est faible. »

Luo Wenzhou, les sourcils froncés, mâchonnait ses brins de tabac. Il resta silencieux un moment.

— « Xiao Haiyang, qu'est-ce que tu regardes ? » demanda-t-il finalement.
— « Est-ce que c'est une caméra haute définition ? » demanda brusquement le jeune officier de police en pointant un coin de l'écran. « Il y a un miroir convexe là-bas. »

 

 

 

 

 

 


Wenzhou chéri, je crois que tu n'as pas encore pleinement réalisé à quel point le plan de ton chaton était dangereux et destructeur 😭 Tu es sa seule raison de vivre... 

 

 

 

  1. Dim sum (点心, diǎnxīn) : Le dim sum (littéralement « toucher le cœur » ; diǎn = toucher, xīn = cœur) est une tradition culinaire cantonaise qui désigne un ensemble de petites mises en bouches servies au déjeuner ou dans l'après-midi, accompagnées de thé. Les dim sum se déclinent en une grande variété de raviolis, brioches, rouleaux et beignets. On les sert à la vapeur, frits ou cuits à la poêle, présentés dans de petits paniers en bambou ou dans de petites assiettes. La commande se fait souvent de manière mobile : des serveuses passent entre les tables avec des chariots chauffants, et le convive choisit directement ce qui l'intéresse.

    Exemples célèbres :
  • Har gow (虾饺) : ravioli à la vapeur aux crevettes, translucide.
  • Siu mai (烧卖) : bouchée de porc ou de crevettes, ouverte sur le dessus.
  • Char siu bao (叉烧包) : brioche farcie au porc barbecue.
  • Fen cheung fan (肠粉) : rouleaux de pâte de riz au porc ou aux crevettes, nappés de sauce soja.
  • Phoenix claws (凤爪) : pattes de poulet marinées et cuites à la vapeur.

    Yum cha (饮茶) : Le dim sum est indissociable du yum cha, « boire du thé ». Le rituel veut qu'on commence par choisir son thé, et que les dim sum accompagnent la dégustation. Le yum cha est un vrai moment social : on y va en famille ou entre amis, on prend son temps, on discute.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

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