Silent Reading : Chapitre 117 - Verhovensky XXVIII

 

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Xiao Haiyang sursauta.

— « Qu'est-ce que tu as dit ? »

Fei Du le retint.

— « Tu as entendu ? De qui tiens-tu cela ? Je ne me souviens pas que nous ayons rendu publique l'identité du meurtrier. »
— « C'est... Au Commissariat Central, il y a une dame qui m'a demandé si, pendant que nous étions dehors, j'avais vu un homme d'environ quarante ans. Elle a dit qu'il avait un air très étrange, avec un menton très long, comme s'il avait été rembourré, et les yeux un peu de travers, avec un regard très féroce. »

Il s'agissait d'une procédure d'interrogatoire de routine. Pour déterminer si les enfants en fuite avaient aperçu Lu Guosheng, les policiers leur avaient décrit ses traits physiques sans leur révéler son nom ; s'il leur avait semblé familier, on leur aurait montré une photographie ou un portrait-robot.

Visiblement, cette jeune fille en avait tiré ses propres conclusions.

— « Je n'ai pas quitté l'hôtel et je n'ai pas vu cette personne. » Wang Xiao hésita un instant. « Mais... je ne suis pas sûre. »
— « Aucun problème. » Fei Du adoucit sa voix. « Dis-nous tout. Même s'il s'agit d'un malentendu, ce n'est pas grave. »
— « Nous avons tous nos dimanches de libre et nous pouvons rentrer chez nous. Mes parents ne se reposent pas le week-end, et ils ont peur que je perde mon temps, alors ils ne me laissent pas rentrer. J'étudiais seule dans la classe. Je suis allée aux toilettes à un moment donné, et quand j'allais en sortir, j'ai entendu des gens entrer. »

Liang Youjing et les autres filles.

Wang Xiao marqua une pause.

— « J'avais... j'avais peur d'avoir des ennuis si je les croisais, alors je me suis cachée dans les toilettes jusqu'à ce qu'elles partent. Elles pensaient qu'il n'y avait personne et ont discuté un peu. »

« Qu'est-ce qu'il fait dans la vie, cet ami de Wei Wenchuan ? Il est tellement bizarre. Il est venu s'asseoir cinq minutes, il n'a même pas bu d'eau. Il ne voulait même pas enlever ses gants. »

Les paupières de Xiao Haiyang tressaillirent ; ne pas boire lors d'un événement public et ne pas retirer ses gants signifiait probablement que l'on craignait de laisser des empreintes digitales ou de l'ADN.

— « Une autre fille a alors répondu à Liang Youjing : "Je ne pense pas que ce soit quelqu'un d'important. Il a l'air féroce et il louche. Il fait plutôt peur." »
— « Tu te souviens de quand cela s'est passé ? » demanda Fei Du d’un air grave.
— « Oui. Au début du mois de novembre », répondit Wang Xiao. « Le premier week-end sans doute. C'était l'anniversaire de Wei Wenchuan, et il avait invité du monde. Tous ceux qu'il fréquente y sont allés. »
— « Est-ce que Feng Bin était là lui aussi ? »
— « Oui. Ils s'entendaient plutôt bien avant. »

Lu Guosheng, disparu depuis quinze ans, qui réapparaissait à la fête d'anniversaire d'un collégien ; peu importe la manière de voir les choses, cela semblait inconcevable. Dans l'affaire 327, les deux autres suspects avaient agi pour l'argent ; seul Lu Guosheng l'avait fait pour le plaisir de tuer et de jouer avec les cadavres. Un psychopathe fini de ce genre n'aurait pas accordé un regard à Wei Wenchuan, même s'il avait été son propre fils.

Wang Xiao disait qu'il portait des gants et refusait de boire quoi que ce soit, alors qu'était-il venu faire ? On aurait dit qu'il s'était déplacé pour identifier une cible à abattre !

Le mystérieux « go ask Shatov » était déjà en contact avec Feng Bin à l'époque, et le garçon avait commencé à planifier une rébellion et une révélation sensationnelles, sans savoir qu'il était déjà surveillé.

— « Où était-ce ? » demanda Fei Du. « Tu le sais ? »
— « Je ne sais pas, elles ne l'ont pas dit. »

Xiao Haiyang fronça les sourcils.

Mais alors, Wang Xiao réfléchit et ajouta :

— « J'ai entendu une fille dire quelque chose comme : "Le Fó tiào qiáng1 de ce restaurant n'était pas traditionnel. Il y avait du chou chinois dedans. C'était ridicule." Liang Youjing a toujours beaucoup aimé Wei Wenchuan. Elle s'est fâchée, répliquant de ne pas parler de choses qu'elle ne comprenait pas, qu'ils avaient fait une version revisitée pour que ce soit meilleur pour la santé ou quelque chose comme ça... »
— « J'ai compris, le Centre Longyun de Beiyuan. » En entendant les mots « chou chinois », Fei Du avait déjà saisi. « Merci, tu nous as été d'une aide précieuse. »

Le rideau du 204 fut écarté, et une main essuya la buée sur la vitre. Le visage pâle et émacié de la jeune fille apparut, les observant à travers la grille anti-effraction semblable à une cage. Ses traits auraient pu être qualifiés de jolis et délicats, mais son regard était sombre et son expression quelque peu craintive. Vivre dans une contrainte et une souffrance perpétuelles avait déposé une couche de cendres sur l’adolescente ; elle n'était pas du tout agréable à regarder.

Le silence s'installa au téléphone. Elle resta muette un bon moment, mais ne semblait pas sur le point de raccrocher, comme si elle avait autre chose à dire.

Xiao Haiyang bouillonnait d'impatience, souhaitant s'envoler, retourner au Central et mettre ce Centre Longyun sens dessus dessous. Mais, sans doute influencé par la patience de Fei Du, il leva les yeux vers Wang Xiao, et ses émotions volcaniques se calmèrent lentement. Son esprit s'égara, il se remémora bien des choses.

Il se souvint d'il y a quatorze ans, de tous les ragots malveillants que les voisins colportaient en désignant l'appartement vide de Gu Zhao, il se revit, jeune, ramassant une demi-brique pour se battre avec eux à ce sujet, bien qu'il n'ait pas l'étoffe d'un héros, et que chaque fois qu'il avait tenté de rendre les coups, il avait été jeté au sol et piétiné.

Les deux hommes restaient dans le vent d'hiver capable de glacer n'importe qui sur place, chacun portant un écouteur, attendant que la Raiponce emprisonnée laisse tomber sa chevelure.

— « Je... je ne suis pas jolie, je ne suis pas bonne à l'école, et je ne m'entends pas avec les gens », dit soudain Wang Xiao. « Je suis un fardeau pour mes parents, je les fais tourner en bourrique chaque jour. Ils disent que nous vivons encore ici à cause de moi. Ils me répètent tous les jours de faire mes preuves. Mais je n'y arrive pas. J'ai dépensé tellement d'argent de ma famille, et maintenant je ne sais même pas si je pourrais continuer à aller à l'école... Ne vaudrait-il pas mieux pour quelqu'un comme moi de mourir ? »
— « Tu... »

Xiao Haiyang interrompit Fei Du.

— « J'avais un tempérament très étrange quand j'étais petit. » Sa voix était raide. S'apercevant que le jeune homme à ses côtés l'observait, il esquissa un sourire plutôt moqueur envers lui-même. « Mon tempérament est toujours aussi étrange aujourd'hui. C'est peut-être inné. Les gens n'aiment pas traîner avec moi, et je ne m'entends pas spécialement bien avec mes collègues. »

Quand ses parents avaient divorcé, son père l'avait désigné du doigt et dit à sa mère : "Garde ce fardeau. Je te donnerai un peu plus d'argent..."

— J'ai toujours été inutile. Je suis officier de police et, une fois, en rentrant chez moi, j'ai voulu prendre en chasse un pickpocket, il m'a renversé et je l'ai regardé s'enfuir. Mais je veux quand même continuer d'essayer. La vie est encore longue. Peut-être qu'un jour, ça ira mieux... Enfin, et si c'était le cas ? »

Contre la fenêtre, Wang Xiao pleurait.

— « Si un jour tu décides de faire payer certaines personnes, inutile d'appeler le 110. Appelle ce numéro, et je viendrai immédiatement t'emmener au Commissariat Central. » Après l'avoir exhortée, Fei Du poussa Xiao Haiyang. « Allons-y. »

Le jeune officier de police le suivit silencieusement.

Une fois que le chauffage de la voiture eut réchauffé ses mains et ses pieds, il trouva enfin le courage de parler.

— « Qu'est-ce que... qu'est-ce que je devrais faire dans ma situation pour pouvoir réintégrer l'équipe ? »

Fei Du semblait concentré sur la circulation devant lui.

Xiao Haiyang ajouta aussitôt nerveusement :

— « Vous avez dit tout à l'heure que le Capitaine Luo n'avait pas dit aux autres que j'étais suspendu, alors... alors... Vous parlez si bien, est-ce que vous pourriez... jeter un œil à mon autocritique pour voir ce que j'ai fait de travers ? »

Fei Du sourit.

— « Est-ce que votre patron a l'habitude de lire les autocritiques des autres pour s'amuser ? »

L’autre resta sans voix.

La voiture franchit une intersection. Fei Du secoua la tête, sortit un badge de sa poche et le lança à un Xiao Haiyang médusé.

Pendant ce temps, Luo Wenzhou se trouvait devant le flux de surveillance, observant Wei Wenchuan.

Peut-être était-ce son visage naturel ou autre chose, mais il y avait toujours une trace d'un sourire indescriptible accrochée aux lèvres de l’adolescent. À seulement quinze ou seize ans, ce sourire qui semblait peint ne faiblissait pas d'un pouce alors qu'il faisait face à deux policiers l'interrogeant à tour de rôle.

— « Quelqu’un affirme que tu es le chef d'un groupe à l'école et que tu incites fréquemment les autres à harceler leurs camarades, provoquant des insultes personnelles et des blessures physiques. Le reconnais-tu ? »

Wei Wenchuan haussa les épaules et leva ses sourcils bien dessinés, écartant les mains.

— « Que veut dire "groupe" ? Jiejie, n'y a-t-il pas des collègues avec qui vous traînez d'habitude ? Si passer fréquemment du temps avec mes camarades de classe s'appelle être dans un groupe, alors n'êtes-vous pas dans une clique avec les collègues avec qui vous vous entendez bien ? »

Le visage de Lang Qiao s'assombrit.

— « C'est toi qu'on interroge ici. Tais-toi. Raconte encore des bêtises et on te placera en détention. »

Ses mots, bons pour effrayer de jeunes enfants, n'atteignirent pas du tout Wei Wenchuan. L'adolescent sourit de nouveau.

— « Policière-jiejie, vous ne pouvez pas me détenir sans raison, n'est-ce pas ? Quant aux "insultes personnelles" et aux "blessures physiques"... Qui ai-je insulté ? À qui ai-je fait du mal ? Existe-t-il des preuves audio ou vidéo montrant que j'ai insulté quelqu'un ? Ne devrait-il pas y avoir un rapport médical pour l'état d'une blessure ? »

Tao Ran fronça les sourcils en regardant Wei Wenchuan, qui ne tombait dans aucun panneau.

— « J'espère que tu vas corriger ton attitude. Nous avons des preuves tangibles montrant que tu es lié à une affaire d'agression sexuelle collective. Ta situation familiale est excellente, tes notes sont bonnes et tes perspectives d'avenir, grandes. Je suppose que tu ne tiens pas à avoir un casier judiciaire et à aller en prison pour quelques années ? »
— « Agression sexuelle sur qui ? Wang Xiao ? » Wei Wenchuan se couvrit les yeux. « Ne plaisantez pas, officier. S'il vous plaît, regardez-moi. Et maintenant, regardez-la. Avec l'allure qu'elle a, si je touchais un seul de ses cheveux, ne serait-ce pas moi qui y perdrais le plus ? Pourriez-vous me dire quelles sont vos soi-disant "preuves tangibles" ? Est-ce que Wang Xiao a confirmé ? Mon Dieu, les gens laids feraient vraiment n'importe quoi pour attirer l'attention. »
— « Arrête ton cinéma ! Quelle explication as-tu pour avoir installé un traqueur sur le téléphone de ta camarade ? »

Cette fois, Wei Wenchuan se figea enfin temporairement, une colère incrédule montant instantanément sur son visage, comme s'il n'osait pas croire que Xia Xiaonan avait eu le cran de le trahir. Puis il retrouva rapidement son calme.

Il s'adossa à sa chaise, baissant les paupières.

— « Vous parlez de Xia Xiaonan ? Ouais, j'ai fait ça. Elle n’est pas mal, je pensais qu'elle ferait l'affaire, alors je me suis un peu amusé avec elle… De toute façon, je n'ai pas violé sa vie privée. Je ne l'espionnais pas. J'ai installé le traqueur sous ses yeux. Elle aurait pu l’enlever à tout moment si elle était contre. Même si elle était débile mentale, elle n'avait qu'à ne pas utiliser ce téléphone, non ? Est-ce que les choses consenties mutuellement sont aussi des crimes ? »
— « Puisque tu as installé un traqueur sur le téléphone de Xia Xiaonan, pourquoi n'as-tu pas donné de piste quand les professeurs et la police les cherchaient ? »
— « Personne ne m'a demandé », rétorqua Wei Wenchuan avec assurance, convaincu d'être dans son bon droit. « De toute façon, qu'est-ce que ça pouvait me faire ? »
— « Mais quand Feng Bin a été assassiné, le meurtrier a utilisé le traqueur sur son téléphone pour les suivre », contra Tao Ran d'un ton grave. « Qu'as-tu à dire à ce sujet ? »

Le regard de l’adolescent ne se détourna pas. Il le fixa ouvertement, un faux sourire apparaissant au coin de ses lèvres.

— « Premièrement, avez-vous attrapé le tueur ? Est-ce qu’il a lui-même reconnu avoir utilisé ce traqueur pour trouver Feng Bin ? Deuxièmement, même si c'était le cas, ce traqueur est très rudimentaire, n'importe qui aurait pu passer par le logiciel. Troisièmement, vous dites que quand il est mort, Xia Xiaonan était avec lui ? Alors pourquoi le meurtrier a-t-il tué seulement Feng Bin ? Est-ce que ça ne montre pas qu'il y a un problème avec elle ? Enfin, qu'est-ce que ça a à voir avec moi ? »

Luo Wenzhou était à bout de patience et s'apprêtait à entrer personnellement dans l'arène pour s'occuper de ce petit enfoiré quand son téléphone sonna.

— « ... Le Centre Longyun de Beiyuan. »

Ses pas s'arrêtèrent net, sa voix franchissant à peine sa gorge.

— « Tu es sûr ? Non... Garde ça secret, ne viens pas ici, et garde un œil sur cet abruti de Xiao Haiyang. On en reparlera quand je rentrerai. »

Il raccrocha.

Immobile, il sentait son cœur battre la chamade. Seul, il fit deux cercles dans la salle d'observation et but une demi-tasse de thé d'un trait.

Lorsqu'il reprit son talkie-walkie, il maîtrisait à nouveau son expression.

— « S'il ne veut pas reconnaître les faits, gardez-le pour la journée. Belle éducation qu'il a reçue », dit-il d'une voix légèrement irritée. « Trouvez des gars pour continuer à l'interroger à tour de rôle. Je refuse de croire qu'un avorton pareil puisse tenir tête indéfiniment. »

Une demi-heure plus tard, Luo Wenzhou avait appelé chacun de ses supérieurs directs de la Brigade Criminelle pour faire son rapport. Il déambula dans le couloir et, d'un air apparemment distrait, leva les yeux vers une caméra de surveillance dans un coin. Comme pour provoquer, il alluma une cigarette face à elle et sortit lentement.

« Il y a des gens là-bas qui ont changé. » C'étaient les mots les plus choquants du testament du vieux Yang.

Quand ils étaient allés arrêter Zheng Kaifeng, à cause d'une fuite, celui-ci avait été prévenu à l'avance et s'était enfui, permettant ensuite à la personne dans l'ombre de l'assassiner pour le faire taire. Cette fois, ils ne devaient absolument pas alerter l'ennemi.

Luo Wenzhou sortit, écrasa sa cigarette dans une poubelle sans aucune expression, et tourna la tête pour regarder le bâtiment de la police portant l'emblème national.

Il eut soudain le pressentiment qu'ils étaient très proches de la vérité.

Xiao Haiyang était assis avec précaution dans le salon de son capitaine, échangeant un regard impuissant avec Luo Yiguo.

Sorti de sa torpeur éthylique, Maître Chat était tout hérissé, tournant autour de l’inconnu avec mécontentement. Sa grosse queue touffue effleura la jambe du pantalon de Xiao Haiyang. Il montra majestueusement ses crocs en feulant.

L’intrus retira silencieusement sa jambe, sa posture devenant encore plus prudente et Luo Yiguo confirma son jugement : cet humain était une proie facile. Il prit un air de dédain arrogant, sauta sur la table basse et s'assit en boule, bombant le torse, maintenant une garde impénétrable sur Xiao Haiyang.

Fei Du servit une tasse de thé au jeune officier et, profitant de l'absence de Luo Wenzhou, se faufila discrètement vers le meuble à alcools qu'il avait repéré la veille, faisant son choix parmi les vins rouges au prix raisonnable. Trouvant un "intrus" de qualité supérieure parmi les rangs, il s'en servit un verre.

Luo Yiguo sentit l'odeur du vin et son humeur changea immédiatement. Il trotta vers ses pieds, ronronnant en se frottant contre ses jambes. Voyant que Fei Du n'avait pas l'intention de lui prêter attention, il ne put s'empêcher de tendre ses pattes pour essayer d'attraper son pantalon et de grimper, comme il le faisait habituellement avec Luo Wenzhou.

Fei Du but une gorgée de vin et baissa les yeux sur le chat. La patte à moitié tendue de Luo Yiguo se figea un instant dans les airs. Puis il la retira et se roula sagement en une boule de fourrure, n'osant plus agir de manière inconsidérée.

Xiao Haiyang l'observait.

— « Votre chat est plutôt bien élevé. »
— « C'est celui de Luo Wenzhou », rétorqua Fei Du, comme si c'était tout à fait naturel. « Mais c'est moi qui le nourris ces derniers temps. »

En entendant cela, n'importe qui se serait demandé pourquoi il nourrissait le chat du capitaine et aurait demandé avec stupeur : « Est-ce que vous habitez chez le Capitaine Luo ? » Mais le camarade Xiao Haiyang n'était pas n'importe qui. Son esprit était rempli de Lu Guosheng ; toutes ses pensées tournaient autour du criminel.

Il n'avait d'attention pour rien d'autre.

En fait, il ignorait même qu'il était actuellement assis sur le canapé de Luo Wenzhou.

Il lâcha donc un « oh » distrait, ignorant la vantardise voilée de Fei Du et revint à l’affaire :

— « Je viens de réfléchir. Si la personne dont Wang Xiao a entendu parler était bien Lu Guosheng, alors pourquoi lui, qui prend d'habitude soin de ne laisser aucune trace de son passage, aurait-il laissé son empreinte le jour où il a tué Feng Bin ? »

Fei Du resta sans voix un instant.

— Est-ce que tous les officiers de police recrutés par le Commissariat Central étaient aussi lents à la détente ?

 

 

 

 

 


Ce Wei Wenchuan.... Arg Priest est vraiment douée pour écrire des enfoirés qui rappellent ceux de la vraie vie. C'est pour ça qu'ils sont aussi écœurants.

Xiao Haiyang est adorable et drôle à la fois !😂

Puis j'adore comme Fei Du est fier d'être le chéri de Wenzhou  🥰​🥺​🥹​

 

 

 

  1. Fó tiào qiáng (佛跳墙) : Le Fó tiào qiáng (Bouddha franchit le mur) est un plat mythique de la cuisine chinoise, originaire de la province du Fujian. Il s'agit d'une soupe ou ragoût extrêmement élaboré, composé d'ingrédients précieux (aileron de requin, nid d'oiseau, ormeau, jamon, poulet, champignons shiitake, etc.) mijotés longuement dans du vin de Shaoxing. La légende raconte qu'un maître cuisinier, voyant son plat refusé par un lettré, le prépara devant un temple bouddhiste. L'odeur était si délicieuse que même un moine, pourtant tenu par son vœu de ne pas toucher à la viande, franchit le mur de l'enceinte pour s'en approcher. D'où le nom : « Bouddha franchit le mur ». L'expression souligne l'irrésistible puissance aromatique de ce mets.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

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