Silent Reading : Chapitre 108 - Verhovensky XIX

 

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@HIGH2333

 

 

 

Xiao Haiyang recula de deux pas, s’adossa au mur de l’escalier puis se laissa glisser légèrement vers le bas.

— « C’est ça… » Sa voix était presque fiévreuse. « L’incendie a commencé dans un bureau au sous-sol. Ensuite, il s’est propagé aux réserves d’alcool. Les employés de cet étage n’ont pas eu le temps de s’échapper. Ceux qui ont survécu étaient atrocement brûlés. Quand le feu s’est étendu, il a entraîné des clients avec lui. Il y a eu d’innombrables morts et blessés. C’était une catastrophe. »

À mesure qu’il parlait, quelque chose remonta dans la mémoire de Luo Wenzhou. Quatorze ans plus tôt, il était encore un ado insouciant, flottant à la surface de sa propre vie, mais même lui avait entendu parler de cet incendie.

Un événement plus retentissant encore que les affaires traitées dans le 91151.

— « Beaucoup de gens ont été impliqués, non ? » Il fronça les sourcils. « Il me semble qu’il y avait quelqu’un de chez nous… »
— « Parce que ce n’était pas seulement un problème de respect des normes incendie », expliqua Xiao Haiyang. « D’après un survivant, un haut responsable du Commissariat Central aurait tenté d’extorquer un pot-de-vin et se serait disputé avec le chef de salle. Pendant la bousculade, il l’aurait frappé contre un coin de table, provoquant sa mort, puis voulu brûler le corps pour faire disparaître les preuves. Mais les installations de sécurité haut de gamme n’étaient que de la frime et les réserves d’alcool étaient mal disposées. Alors il s'est accidentellement brûlé avec le reste. »
— « Attends une minute, attends une minute. » Luo Wenzhou en avait assez de son style de discours, incohérent et aussi rapide qu'une mitraillette. Il agita rapidement la main pour l'interrompre. « Fei Du, tais-toi, ne le relance pas. Et toi, Xiao Haiyang, de quoi tu parles exactement ? Ce haut responsable, c’est qui ? Gu Zhao ? Et cette histoire de pot-de-vin, tu tiens ça d’où ? On parlait de Lu Guosheng, à la base. Comment on en est arrivés là ? »
— « Je n’ai pas les détails précis. J’ai reconstitué tout ça plus tard, en écoutant ceux qui enquêtaient sur lui. Je sais seulement qu’il traquait réellement le responsable principal de l’affaire 327, que ça l’a mené au Louvre et qu’à partir de là, tout a changé. L’histoire est devenue : “Sous prétexte de traquer un fugitif, Gu Zhao extorquait des sommes énormes aux établissements, puis il a perdu le contrôle et a tué quelqu’un.” » Il inspira difficilement. « Il y avait des témoins, des preuves matérielles… »

Sa gorge se serra.

— « S’il extorquait de l’argent, pourquoi vivait-il dans ce quartier minable où même les poubelles n’étaient pas ramassées ?! » Sa voix se brisa. « Jusqu’à sa mort, l’objet le plus cher chez lui, c’était une télé couleur qu’il avait achetée pour que je puisse brancher une console dessus ! »

Luo Wenzhou, adossé à la porte, et Fei Du, immobile dans un coin, encadraient Xiao Haiyang. C’était la première fois que le capitaine entendait tout ça et, sous son calme apparent, le choc était bien réel. S'efforçant de le cacher sous une expression imperturbable, il échangea silencieusement un regard avec Fei Du ; ces méthodes étaient similaires aux morts bien ordonnées du cas du clan Zhou. Une affaire qui finissait par être parfaitement résolue, avec tous les « principaux coupables » proprement morts, ne laissant rien derrière eux.

L'équipe d'enquête criminelle du Commissariat Central était l'élite du système et dans ce genre de cas, les responsabilités remontent toujours. Gu Zhao, jeune et prometteur, adjoint du capitaine faisant une chose aussi démente, ses supérieurs n’en étaient forcément pas sortis indemnes à l’époque. Pas étonnant que Yang Zhengfeng, pourtant brillant, ait vu sa carrière ralentir après ça et qu’il ait pris du retard sur le Directeur Zhang et le Directeur Lu

Et puis cet incendie, tragédie aux victimes innocentes ; un désastre à grande échelle. Ce genre d'affaires ne pouvait pas être contenu à l’échelle d’une simple brigade. Même les autorités municipales avaient dû être éclaboussées.

Pas étonnant que l'affaire Gu Zhao ait été si sévèrement étouffée.

Heureusement, l'Internet terrifiant n'avait pas encore pris racine et germé dans le pays à l'époque, et la diffusion de l'information n'était pas aussi rapide ; c'est pourquoi le personnel impliqué sans raison avait pu cacher cela, enterrant les événements avec minutie, si bien qu'à ce jour, on ne pouvait trouver aucune trace de ce qui s'était passé alors.

Luo Wenzhou resta un moment silencieux, absorbant tout ça.

— « Donc ton plan c’était quoi ? Balancer l’information ? Dire que quelqu’un protège Lu Guosheng ? En profiter pour ressortir une affaire vieille de plus de dix ans et forcer le Commissariat Central à rouvrir le dossier Gu Zhao ? » Il le fixa. « Si tu savais tout ça, pourquoi ne pas m’en avoir parlé plus tôt ? »

Xiao Haiyang releva la tête, un rictus amer étirant ses lèvres.

— « Parce que je savais que vous n'oseriez pas enquêter ! Dans le meilleur des cas, vous auriez arrêté Lu Guosheng par hasard et vous auriez considéré que l’affaire était réglée. Dans le pire des cas, il se serait encore échappé et vous auriez envoyé un rapport bien propre à vos supérieurs, publié un nouvel avis de recherche et classé ça comme “résolu”. » Sa voix se fit tranchante. « Vous parlez bien, mais au fond, vous cherchez à éviter les ennuis, pas à rendre justice, non ? L’affaire Gu Zhao était pleine de zones d’ombre. Qui a enquêté ? Personne ! »

Luo Wenzhou, bras croisés sur sa poitrine, ne put s’empêcher de soupirer intérieurement sur le passage du temps. Quelques années plus tôt, face à quelqu’un qui cherchait à ce point à se faire remettre à sa place, il aurait déjà retroussé ses manches et fait parler ses poings. Mais là, il se contenta d’écouter.

— « Ne prétendez pas être différent. Wang Hongliang a couvert ses crimes pendant des années au sous-bureau du Marché aux Fleurs. Des filles sont mortes sous les abus, des toxicomanes ont été détruits… Et qui s’en est soucié ? Le Commissariat Central ? Wang Hongliang n’était pas stupide. Il savait très bien que dans une “société de droit”, ce sont les gens respectables qu’on protège. Alors il s’en est pris à ceux qui n’avaient rien. Les pauvres, les travailleurs migrants. Des gens invisibles de leur vivant et oubliés une fois morts. Si ça n’était pas tombé au moment d’une conférence, si Huang Jinglian n’avait pas été assez stupide pour s’en prendre à vous, jeune Maître Luo, cette bande d’ordures aurait pu continuer tranquillement jusqu’à la fin des temps ! Et vous, les justiciers autoproclamés, vous étiez où, hein ?! »

Luo Wenzhou ne répondit pas, mais, à côté, Fei Du fronça légèrement les sourcils.

— « Feng Bin, lui, avait des parents. Des proches pour pleurer, pour réclamer justice. Il allait dans une école privée, sa famille avait de l’argent, du statut… Évidemment que vous allez vous en occuper. Évidemment que vous allez faire du zèle, résoudre l’affaire, embellir vos dossiers pour la suite ! » Sa voix se brisa presque. « Mais Gu Zhao ? Un célibataire avec une vieille mère pour seule famille, tombée malade après sa mort, décédée peu après. Qui va réclamer justice pour lui ? Qui va s’acharner à laver son honneur ? Qui se souvient encore de lui ?! »
— « Toi… »

Luo Wenzhou ouvrit la bouche, impuissant. Mais Fei Du le coupa, d’un ton calme, presque détaché.

— « L’idée d’exposer tout ça se tient, dans une certaine mesure. Mais premièrement, vous avez choisi le mauvais canal. Mass Media fait surtout du contenu en ligne. Ils n’ont pas encore percé. Leur objectif, c’est de créer du buzz, pas de guider l’opinion publique. Et des buzz, il y en a tous les jours. L’adultère d’une célébrité fera toujours plus de clics qu’un meurtre. Même si vous déclenchez une vague d’attention, elle ne durera pas plus d’une semaine. Ensuite, tout le monde passera à autre chose. Quant à l’accusation contre Gu Zhao, elle est déjà inscrite noir sur blanc. Quelques rumeurs en ligne ne suffiront jamais à la renverser. »

Xiao Haiyang le fixait, hébété, à travers ses yeux embués de larmes. Comme s’il ne comprenait pas pourquoi il semblait être de son côté.

Alors le ton de Fei Du changea.

— « Le reste, vous l'avez déjà compris. Quelqu’un a caché Lu Guosheng pendant toutes ces années et la mort de Feng Bin, bien que tragique, est aussi une opportunité. Une chance de remonter jusqu’à celui qui tire les ficelles. » Sa voix devint plus basse. « À condition de ne pas l’alerter. »

Il pencha légèrement la tête.

— « Si vous vous mettez à remuer le passé à un moment aussi incertain, que vous faites sursauter le “lapin rusé” qui se cache derrière tout ça… Que croyez-vous qu'il va se passer ? »

Les mots de Xiao Haiyang, jetés plus tôt sur un coup de tête, s’étaient vidés. Maintenant qu’il avait plus ou moins fini de donner libre cours à ses sentiments, une partie de sa raison lui revenait progressivement ; il écouta le discours calme et objectif du jeune fuerdai.

— « Si j’étais cette personne, j’aurais simplement éliminé Lu Guosheng, puis livré son corps au Commissariat Central. Ainsi, l’affaire serait close. Pour le véritable responsable, ce ne serait même pas un sacrifice. Tout au plus comme retirer une paire de chaussettes sales. » Fei Du regarda doucement Xiao Haiyang. « Officier Xiao, votre initiative n’est pas dénuée d’intérêt. Elle pourrait même permettre à tout le monde de passer un week-end tranquille. Sans heures supplémentaires. »

À chaque mot de Fei Du, le visage de Xiao Haiyang pâlissait un peu plus.

— « Quant à Feng Bin, un lycéen qui sortait en cachette la nuit pour errer sans but, sa mort relève de sa propre imprudence », poursuivit-il sur le même ton. « Mais comme sa famille a de l’argent, on mobilise les ressources publiques, on fait tourner la police jour et nuit pour résoudre l’affaire. Et pendant ce temps, la véritable victime d’une injustice dort sous terre sans que personne ne s’en soucie. »

Il ouvrit la porte de l’escalier.

— « Rien que d’y penser… C’est profondément injuste, n’est-ce pas ? » Son sourire n’atteignait pas ses yeux. « Si l’officier Gu est conscient quelque part, sa rancœur doit être immense. Quel gâchis. »
— « Vous… Vous racontez n’importe quoi ! »

La voix de Xiao Haiyang tremblait.

— « Ah bon ? Il n’aurait aucune rancœur ? Alors c’était un saint. » Fei Du haussa légèrement les sourcils. « Dans ce cas, pour qui vous donnez-vous en spectacle ici ? »

Il pencha la tête, comme frappé d’une soudaine illumination.

— « Je vois. Vous pensez avoir tout sacrifié pour laver son nom, avoir porté ses secrets… Et en réalité, cette rancœur, c’est la vôtre. »

Xiao Haiyang resta muet. Mais ce silence était traversé d’un début de panique.

— « Inutile de la prolonger. L’officier Gu ne vous a jamais demandé de réparer quoi que ce soit pour lui. Et si vous échouez, si sa mort devient un poids que vous traînez toute votre vie, ce sera franchement pathétique. » Le sourire que Fei Du portait comme un masque disparut, il lui lança un regard en biais. « Pourquoi s’infliger ça ? »

Après l’avoir fixé une dernière fois, glacial, il tourna les talons.

Ce n’est qu’à cet instant que Luo Wenzhou perçut la colère, fine mais réelle, dans sa voix. Elle se mêlait encore au parfum de Mu Xiang qu’il portait, produisant une réaction explosive ; elle s'enfonça dans sa poitrine et déclencha des feux d'artifice dans son cœur.

On l'avait insulté, et Fei Du, dont le visage n'affichait jamais ses émotions, s'était en fait mise en colère !

Il s’est mis en colère.

Et pour qui ?

— « Pour moi. », songea-t-il.

Luo Wenzhou se ressaisit de justesse, mobilisant toute sa volonté pour ne pas sourire comme un idiot sur place. Libéré de toute colère, il se tourna de nouveau vers Xiao Haiyang, et tendit tranquillement la main.

— « Donne-moi ton badge et ton équipement. Je te suspends temporairement. Pas d’objection ? »

Toute la rage de Xiao Haiyang venait d’être noyée sous l’eau glacée des paroles de Fei Du.

Mais restait autre chose, plus insidieux. Le remords.

Comme un animal effrayé, il s’était laissé pousser à courir et se retrouvait maintenant face à lui-même.

« Est-ce que j’en veux vraiment à Oncle Gu ? »

Il resta figé un moment, puis, sans dire un mot, sortit sa carte de travail et ses menottes, les remit à Luo Wenzhou, et s'éloigna comme une brume du matin qui se dissipe.

Fei Du alla directement voir Xia Xiaonan.

En passant devant le bureau, il croisa Lang Qiao qui raccrochait.

— « Vous avez contacté les parents de Liang Youjing ? »

L’inspectrice hocha la tête, puis leva les yeux vers lui. Quelque chose en elle, instinctif, animal, lui souffla que Fei Du était enveloppé d’une fine couche de glace.

— « Je vais parler à Xia Xiaonan. » La voix de celui-ci était redevenue douce, posée. « Vous venez ? La présence d’une jolie jeune femme pourrait la rassurer. »

Lang Qiao, un peu perdue, le suivit.

— « Président Fei… Il fait froid d’un coup. La famille impériale est en faillite ? »

Il tourna la tête, ne saisissant pas.

— « Quelle famille impériale ? »

L’inspectrice pinça les coins de ses yeux et lui offrit un sourire rempli de paix universelle en guise de réponse.

Xia Xiaonan sursauta en les voyant entrer. Elle releva brièvement la tête puis la baissa aussitôt.

— « Ton camarade nous a tout raconté. » Fei Du ne prit aucun détour. « Le jeu de chasse de Noël. »

L’adolescente fut prise au dépourvu. Elle frissonna et le regarda, paniquée.

— « Dis-moi de quoi tu as peur. » Fei Du soutint son regard. Il vit ses pupilles se contracter, son instinct tenter de fuir. « Xia Xiaonan, Feng Bin est mort. On peut dire qu’il est mort pour toi. Un autre de tes camarades aurait pu rester à l’écart, mais il a parlé… Pour toi. Ton grand-père est venu jusqu’ici en fauteuil roulant. Il attend dehors. Il n’a rien mangé, rien bu. Tu comptes passer ta vie comme une lanterne décorative accrochée au mur ? »

Ses mots tombèrent, nets.

— « Tu peux être une personne. Tu peux parler. Pour toi. Et pour les autres. »

Xia Xiaonan resta figée, puis, sans aucun signe avant-coureur, elle éclata en sanglots.

Pendant plus de dix minutes, il la laissa faire, sans un bruit. Quand il ne resta que les hoquets saccadés, il reprit.

— « Les élèves recrutés sur dérogation signent généralement un accord avec l’école. Interdiction de changer d’établissement, obligation de passer le gaokao à Yufen. Sinon, vous devez rembourser la bourse. C’est ça ? »

Xia Xiaonan hocha la tête, à peine capable de respirer correctement.

— « Alors, au départ, tu essayais simplement de survivre à l’école », continua-t-il. « En règle générale, la biche ne sait qu’elle a été choisie qu’au moment de l’annonce publique, mais cette fois, quelqu’un t’a prévenue à l’avance. »

Il marqua une pause.

— « Il y avait quelqu’un d’autre, en plus de Feng Bin, n’est-ce pas ? Hoche la tête, ou secoue-la. »

Elle hésita, puis acquiesça.

— « Cette personne a plus d’influence que Feng Bin. Il t’a demandé de dénoncer celui qui t’avait prévenu, sinon, non seulement tu ne pourrais plus rester à l’école, mais tu devrais aussi rembourser la bourse. Cet argent, tu l’avais déjà envoyé chez toi. Pour les soins de ton grand-père, les dépenses du foyer. Tu ne pouvais pas le rendre. Alors tu as cédé. »

Les doigts de l’adolescente se crispèrent sur ses vêtements.

— « Ensuite, Feng Bin t’a parlé de son plan. Il voulait partir avec vous, révéler ce système… Il préparait ça depuis longtemps. Et toi, tu es devenue une infiltrée parmi eux. »
— « Il… Il a juste dit qu’il voulait trouver quelqu’un pour s’occuper de Feng Bin… » Xia Xiaonan parla enfin, sa voix faible, fragile. « Je pensais qu’ils voulaient juste le faire tabasser… Ou que l’école le punisse pour être sorti… »
— « Feng Bin venait d’une famille aisée. Même s’il avait été surpris à l’extérieur, quelqu’un aurait trouvé un moyen d’effacer toute sanction », concéda Fei Du. « Mais dis-moi, as-tu pensé que même si tu quittais l’école, tu n’étais qu’au début de ton existence ? La vie change, le vent tourne. En deux ou trois ans, tout peut évoluer. »

Sa voix se fit presque imperceptible.

— « En revanche, tu ne rencontreras peut-être plus jamais quelqu’un qui tient autant à toi. »

Xia Xiaonan s’effondra de nouveau en sanglots.

À côté, Lang Qiao sentit sa propre gorge se serrer. Elle lui tendit rapidement un mouchoir.

L’adolescente le froissa dans sa main sans même s’en servir.

— « Il… il a mis… un logiciel de localisation sur mon téléphone… »
— « Qui ? » demanda Fei Du.

Xia Xiaonan serra sa paume si fort que ses ongles entaillèrent la peau. Aucun mot ne sortit.

— « N’aie pas peur. » Lang Qiao intervint instinctivement. « Tu es au Commissariat Central. Personne ne peut te faire de mal ici. Qui est-ce ? »

Mais l’adolescente secoua la tête, au bord de l’évanouissement.

Lang Qiao regarda Fei Du et le vit se lever soudainement, enlever sa veste et la jeter sur la caméra de surveillance ; puis il s'approcha de Xia Xiaonan, sortit une carte de visite de sa poche, la mit devant elle, se pencha et lui dit quelque chose à l'oreille.

La jeune fille leva la tête et le regarda, choquée, pendant que l’inspectrice se demandait ce qui était en train de se passer.

(Hé, beau gosse, enlever ses vêtements pour séduire une mineure, c'est contraire au règlement !)

Fei Du se redressa, avec ce sourire parfaitement maîtrisé.

— « Fais-moi confiance. »

Xia Xiaonan, hoquetant, retint sa respiration. Au bout d'un long moment, elle cracha un nom.

— « C’est… Wei Wenchuan. »

 

 

 

 

 


Xiao Haiyang : en train de se faire détruire émotionnellement par Fei Du.

Luo Wenzhou : Oh mon dieu, mon chaton s’énerve pour moi ! 😍🥰

Mais j’avoue que je suis comme lui ! Désolée, Xiao Haiyang, mais j’aime le faire sortir les griffes pour son homme ! 

 

 

 

 

  1. 9115 : Adaptation chinoise de l'émission américaine Rescue 911 (1989-1996), diffusée dans les années 1990. Ce documentaire reconstituait des urgences réelles (accidents, catastrophes, sauvetages) et fut une référence télévisuelle marquante pour toute une génération d'enfants chinois.  

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

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