Silent Reading : Chapitre 116 - Verhovensky XXVII

 

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Fei Du portait peut-être en lui le fardeau d'une légende urbaine méconnue : ses talents de ravisseur d'enfants étaient consommés. En quelques mots, il avait dupé Xiao Haiyang pour le faire monter dans sa voiture et, en chemin, il avait même pris le temps de descendre tranquillement pour acheter de l'encens à suspendre, après avoir jeté l'infâme désodorisant solide dans une poubelle de rue.

Depuis l'instant où il était monté en voiture, Xiao Haiyang se disait : « Ne lui ai-je pas donné l'adresse ? Ne peut-il pas utiliser le GPS ? Pourquoi dois-je lui servir de système de guidage humain ? »

Lorsque Fei Du eut terminé sa petite « affaire urgente », le jeune policier n'avait toujours pas compris ce qui se passait ; il n'avait même pas détaché sa ceinture de sécurité.

— « C'est beaucoup mieux ainsi, non ? » Le parfum de baies se diffusait de l'encens enveloppé de porcelaine blanche comme une brise rafraîchissante, purifiant l'air de l'habitacle. Fei Du soupira. « Je conduis sa voiture depuis quelques jours, et l'odeur était sur le point de me causer une commotion cérébrale. »

Xiao Haiyang n'était pas d'humeur à discuter de ces futiles questions de goût avec lui. Il remonta prestement ses lunettes et posa une main hésitante sur la portière.

— « Vous... vous devriez savoir comment y aller maintenant. Pourriez-vous me déposer à l'entrée de métro la plus proche ? »

Fei Du le regarda avec stupeur.

— « Vous ne voulez pas venir avec moi ? »
— « J'ai été suspendu de mes fonctions », répondit assez sèchement Xiao Haiyang.
— « N'est-ce pas parfait ? » Fei Du sourit. « Vous êtes suspendu, et moi, je ne suis pas du tout en service. Nous sommes deux simples citoyens qui vont rendre visite à une adolescente à titre privé. Ce n'est pas un interrogatoire de police officiel, et nous n'avons pas besoin d'en avertir ses tuteurs. »

Xiao Haiyang ne dit rien. Pas le moindre mot et même pas un léger son.

Fei Du haussa les épaules et rangea effectivement la voiture sur le côté, s'arrêtant devant une bouche de métro.

— « Très bien, si vous ne voulez pas venir, descendez. Désolé de vous avoir dérangé. »

Les gens allaient et venaient à l'entrée. Un minuscule kiosque à journaux était installé sur le flanc, faisant office d'étal. Une marmite de riz à vendre cuisait juste à côté. Xiao Haiyang entrouvrit la porte, et le vent d'hiver couvrit aussitôt ses verres d'une buée blanche. Fei Du ne le retint pas. Il alluma la radio de la voiture. L'animateur à la voix claire se concentrait sur des sujets de société brûlants.

— « Ainsi, à l'heure actuelle, le harcèlement scolaire est redevenu un sujet de discussion majeur. Je ne sais pas si certains d'entre vous ont vécu des chagrins enfouis à l'école ? Un auditeur dont le numéro finit par 0039 nous dit : "C'était quand j'étais à l'école primaire, il y a quarante ans. Des gamins de ma classe m'ont arrêté, m'ont traité de fils de pute et m'ont jeté dans la rivière. Il y avait une fine couche de givre sur l'eau. C'était un froid glacial. Ma jambe ne s'en est jamais remise." Waouh, il semble que ce témoignage poignant nous vienne d'un ami d'un certain âge. Ses camarades ont vraiment dépassé les bornes. Quarante ans plus tard, il ne peut toujours pas tourner la page... »

Xiao Haiyang retira le pied qu'il avait posé à l'extérieur et referma silencieusement la portière. Le visage fermé, il se redressa, attentif, sur le siège passager.

Fei Du l'observa et remarqua quelque chose d'intéressant : le centre de gravité du jeune policier était toujours porté vers l'avant, ses épaules et son dos étaient constamment tendus, et le regard derrière ses verres était empreint de vigilance, comme s'il était prêt à bondir à tout moment pour faire sauter un bunker.

Une trace de sourire apparut au coin des yeux du conducteur. Il repassa la première et appuya sur l'accélérateur.

— « Xia Xiaonan a livré quelques détails sur le harcèlement à l'école. » Fei Du ne semblait pas du tout préoccupé par le fait de divulguer des secrets. Il jeta un coup d'œil en biais à son passager, qui était extrêmement concentré, n'osant pas laisser échapper un seul mot. « Nous soupçonnons maintenant que des agressions sexuelles ont eu lieu au collège Yufen, mais les personnes impliquées, tant les violeurs que la victime, refusent de le reconnaître. »

Les yeux de Xiao Haiyang s'écarquillèrent légèrement. Mais Fei Du ne s'étendit pas sur le sujet. Il changea de direction :

— « Sans cela, Wang Xiao ne serait qu'une élève ordinaire ayant participé à une fugue. Vous n'êtes passé chez elle qu'une seule fois, et pourtant vous êtes capable de réciter immédiatement son adresse avec précision. »

Même une personne dotée d'une mémoire photographique, si on l'interrogeait soudainement sur un détail mineur et insignifiant, aurait besoin d'un temps de réflexion pour s'en souvenir. Pour être capable de la lâcher ainsi, il fallait aussi que ce soit un sujet qui lui tienne à cœur.

C'était l'habitude de Xiao Haiyang. Chaque fois qu'il recevait une nouvelle affaire, il passait du temps à mettre de l'ordre dans le fouillis d'informations, peu importe leur importance, puis il y réfléchissait sans cesse ; ce n'est qu'alors qu'il pouvait remplir sa fonction d’"encyclopédie", répondant dès que quelqu'un l'interrogeait.

Cependant, le jeune homme se contenta de baisser la tête, mal à l'aise. Il ne fournit aucune explication.

— « N'importe qui d'autre m'aurait tout au plus donné l'adresse. Vous aviez envie de venir, n'est-ce pas ? Vous ne cessez de dire des choses désagréables, mais en réalité, cette affaire vous préoccupe toujours, sinon vous ne seriez pas venu en courant le lendemain de votre suspension pour rendre une autocritique. Avez-vous passé la nuit à l'écrire ? »

Xiao Haiyang avait d'énormes cernes sous les yeux.

— « Écrire cette autocritique n'a peut-être servi à rien. »

Sa tentative de divulguer des informations avait échoué. Cette affaire pouvait prendre de l'ampleur ou rester mineure ; elle pouvait aboutir à un non-lieu ou à son licenciement de la fonction publique. Tout dépendait de la manière dont le responsable traiterait le dossier. Xiao Haiyang expira longuement, regardant la fenêtre embuée, et esquissa un sourire moqueur ; même si Luo Wenzhou avait initialement prévu d'être indulgent après la sévérité du début, ses paroles acerbes l'avaient probablement mis hors de lui.

— « Quel genre d'homme était l'officier Gu ? »

Xiao Haiyang ne s'attendait pas à cette question. Il hésita un instant, se creusant la cervelle, mais tout ce qui sortit de sa bouche fut une phrase banale :

— « ... C'était quelqu'un de bien, quelqu'un de vraiment bien. »

Fei Du ne l'interrompit pas.

— « Je ne sais pas ce qu'il cherchait. Il était assez mûr, pas moins bien qu'un autre, mais il n'avait pas de famille. Il vivait seul dans un petit appartement délabré et n'avait aucune ambition de promotion. Quand il touchait son salaire ou une prime, il en envoyait une partie à sa mère, puis dispersait le reste pour aider toutes sortes de gens qui n'avaient rien à voir avec lui. Il ne dépensait presque rien pour lui-même. Parfois, je voyais ses amis venir le voir, le réprimandant parce qu'il laissait des informateurs venir chez lui tout le temps pour profiter de lui. Et il s'occupait d'eux aussi, comme s'il pouvait protéger tout Yancheng... Mais en fait, il n'avait rien. Il devait aller au travail à vélo. »

Les livres racontaient que les grands chevaliers œuvraient pour leur pays et pour le peuple. Mais quel genre de chevalier était Gu Zhao ?

Un chevalier pauvre ? Un chevalier érudit ? Un chevalier célibataire ? Ou un chevalier sur une bicyclette cliquetante ?

Xiao Haiyang s'arrêta soudain de parler ; au bout de ses forces, il se couvrit la moitié du visage de la main.

— « Je ne m'en prenais à personne, j'ai juste senti... »
— « Senti que vous ne pouviez rien faire », acheva posément Fei Du pour lui. « Quand vous aviez besoin de lui, il se levait toujours courageusement, mais quand lui a eu besoin de vous, vous étiez impuissant. »

Ces mots se frayèrent un chemin jusque dans le cœur de Xiao Haiyang. Ses épaules s'affaissèrent, et la carapace d'adulte qu'il s'était forgée au fil des années s'effondra soudainement, révélant le petit garçon qui avait épié par l'entrebâillement d'une porte quatorze ans auparavant.

— « Je suis désolé... »
— « Pourquoi vous excusez-vous ? » Fei Du ne réagit pas à ses émotions fluctuantes. Ses paroles glaciales le ramenèrent au présent. « Vous ignorez vraiment ce que signifie la décision du Capitaine Luo de garder vos actions sous silence ? »

Xiao Haiyang le regarda d'abord d'un air hébété. Un instant plus tard, il comprit enfin et manqua de bondir de son siège.

— « Il... Oh... Eh… bien... »

Les yeux de Fei Du s'étirèrent. Il gara la voiture avec assurance.

— « Nous y sommes. C'est bien ici que vit Wang Xiao ? »

Le domicile se trouvait dans un vieux quartier. Le bâtiment était autrefois un dortoir d'entreprise ; apparemment, les titres de propriété n'avaient toujours pas été régularisés à ce jour. Aux portes se tenait une vieille dame paralysée, prenant le soleil dans un fauteuil roulant. Les déchets ménagers, qui n'avaient pas été ramassés à temps, s'entassaient en une pile haute à ses côtés.

Quiconque en avait les moyens, même au prix d'un prêt, était parti ; ne restaient que les personnes âgées et fragiles. Le bâtiment comme les habitants dégageaient une sensation de contrainte mortifère. Un long couloir menait à l'intérieur du petit immeuble aux allures de pensionnat. Il était mal éclairé, assombrissant le regard dès l'entrée. Les deux côtés étaient bordés de petits appartements semblables à des cages, avec plus de vingt logements par étage, si densément entassés qu'ils faisaient penser à une grille de poulaillers.

Fei Du évita soigneusement une flaque d'un liquide indéterminé.

— « Je ne pensais pas que la famille était à ce point dans le besoin. »

Xiao Haiyang répondit par réflexe :

— « Les parents de Wang Xiao ont tous deux un emploi régulier. Ils travaillent dans une entreprise de transports publics et leurs revenus sont corrects. Ils ne restent pas oisifs après le travail non plus, ils ont des petits boulots pour arrondir les fins de mois. Mais pour qu'elle puisse étudier à l'étranger plus tard, ils n'ont pas dépensé un sou depuis des années. »

— « Pourquoi doit-elle absolument partir à l'étranger ? »
— « Apparemment, elle ne suivait pas très bien au collège, et les professeurs ont conseillé à ses parents de lui faire abandonner le cursus général pour un lycée professionnel. Les parents ne pouvaient pas supporter d'entendre ça. Ils n'acceptaient pas que leur enfant suive leurs traces. Ils ont insisté avec acharnement pour qu'elle fasse des études supérieures. Ils se sont disputés avec les enseignants. Puis ils ont entendu parler du programme international de Yufen et ont dépensé toutes les économies destinées à l'apport d'une maison pour l'y inscrire. »

Fei Du regarda. Xiao Haiyang qui évita son regard, mal à l'aise.

— « C'est l'enquête de voisinage que j'ai faite avant d'interroger cette prof de Yufen », se justifia-t-il presque. « 204. C’est ici. »

Les parents de Wang Xiao ne voulaient pas perdre de temps. Après avoir quitté le Commissariat Central, ils étaient probablement retournés chacun à leur travail d'appoint. Le père et la mère étaient comme deux ânes, luttant quotidiennement tête baissée, sans distinction du jour ou de la nuit, tandis que l'enfant était semblable à une marionnette attachée à leurs queues, traînée avec indifférence vers de grandes espérances.

Fei Du frappa à la porte.

Après un moment, le judas s'obscurcit ; il y avait quelqu'un derrière la porte, observant attentivement, mais aucun bruit ne filtrait.

— « Wang Xiao ? » Il parla très naturellement, comme s'il s'adressait à une personne réelle et non à une porte close. « Nous venons du Commissariat Central. Tu te souviens de l'officier Xiao ? »

Aucun mouvement à l'intérieur, mais une ombre persistait au judas. La jeune fille devait toujours être là.

— « Nous aimerions te parler un instant. Est-ce que c'est possible ? » dit Fei Du. Wang Xiao ne répondit toujours pas.

Xiao Haiyang, qui ne savait vraiment pas comment gérer ce genre de situation, le regarda avec anxiété. Mais le jeune fuerdai ne fut pas démonté pour autant.

— « Je sais que tu as quelque chose à dire. »

Ils attendirent un moment et entendirent la porte grincer. Mais alors qu'elle n'était qu'entrouverte, Fei Du saisit la poignée de l'extérieur et referma, laissant Xiao Haiyang pantois.

— « N'ouvre pas la porte. »

Tout en parlant, Fei Du sortit un stylo de la poche de son manteau et arracha un prospectus publicitaire collé sur la porte. Il y inscrivit son numéro de téléphone et le glissa par la fente sous la porte.

— « Les adultes ne t'ont-ils pas appris à ne pas ouvrir aux inconnus quand tu es seule ? Ce n'est pas prudent. » expliqua-t-il calmement. « C'est mon numéro. L'officier Xiao et moi allons attendre dans la cour derrière l'immeuble. Tu pourras nous voir par la fenêtre. Si tu veux parler, tu peux m'appeler. D'accord ? »

La moitié du prospectus avec le numéro était sous la porte, l'autre moitié dépassait. Après un instant, le papier fut lentement tiré vers l'intérieur. Puis Fei Du adressa un regard à Xiao Haiyang et sortit. Le jeune officier de police le suivit, hébété.

Une fois dehors, il ne put s'empêcher de demander à voix basse :

— « Pourquoi l'avoir empêchée d'ouvrir ? »
— « Quand deux hommes qui sont pratiquement des inconnus frappent à sa porte, la plus courageuse des jeunes filles hésiterait à ouvrir, alors imaginez Wang Xiao. Elle ne nous aurait jamais laissé entrer. Il devait y avoir une chaîne de sécurité. » Le vent d'hiver souffla sur Fei Du, le faisant frissonner instantanément. Il prit son écharpe et l'enroula plusieurs fois autour de son cou. « J'ai deviné qu'elle voulait nous éconduire à travers l'entrebâillement. »

Xiao Haiyang ne comprenait toujours pas. Quelle était la différence entre parler par une porte entrouverte et parler au téléphone en se regardant par la fenêtre ? Au moins, il faisait plus chaud dans le couloir.

— « Le son porte dans le couloir, et les voisins sont tellement serrés. Qui sait combien d'oreilles traînent derrière les murs ? Sous une telle tension nerveuse, Wang Xiao n'aurait rien dit. En lui donnant mon numéro, je lui laisse l'initiative. De plus, dans ce genre d'immeubles, les fenêtres ont généralement des barreaux de sécurité. Regarder vers l'extérieur depuis son appartement renforcera son sentiment de sécurité. La porte par laquelle les gens passent tous les jours n'a pas la même influence psychologique. »

Xiao Haiyang hochait la tête comme un écolier appliqué à chaque fin de phrase. Il avait totalement oublié qu'il l'avait maudit pour son impudence lorsqu'il avait empêché la fuite d'informations d'un simple coup de fil.

Dans la cour déserte, alors qu'ils étaient encore à trente ou quarante mètres du bâtiment, Fei Du s'immobilisa. Effectivement, peu après, son téléphone se mit à sonner.

Il leva les yeux vers le rideau de la fenêtre arrière du 204. Des plis anormaux se dessinaient à un coin du tissu épais ; de toute évidence, quelqu'un se cachait derrière, l'écartant légèrement pour épier.

Partageant les écouteurs avec Xiao Haiyang, il décrocha.

— « Allô... » La voix un peu enrouée de la jeune fille résonna. Bien qu'elle soit toujours tendue, elle parlait enfin de son plein gré. « Mes parents sont déjà allés au commissariat ce matin. »
— « Nous les avons vus », rétorqua Fei Du, « mais j'espérais tout de même que nous puissions discuter un peu. »
— « Je... je n'ai rien à dire », murmura Wang Xiao. « J'ai déjà répondu à tout ce que je devais. Je ne sais rien d'autre. S'il n'y a rien de plus, vous pouvez partir. »

Fei Du avait affirmé que le téléphone apaiserait l'anxiété de Wang Xiao, mais il augmentait celle de Xiao Haiyang. Ce dernier était au bord de l’apoplexie, pensant qu'au moindre faux souffle, elle raccrocherait et qu'il n'aurait même pas l'occasion d'être réprimandé.

Mais Fei Du ne posa pas directement la question cruciale.

— « Tu savais que Xia Xiaonan avait été choisie comme biche cette année, et que si elle ne s'enfuyait pas, elle serait harcelée pendant un certain temps ? »
— « ... Feng Bin l'a dit. »
— « Étais-tu en bons termes avec lui et Xia Xiaonan ? Étiez-vous amis ? » — « Non », répondit Wang Xiao après un silence. « J'avais juste échangé quelques mots avec Xia Xiaonan. Nous étions des connaissances. Je ne connaissais pas bien Feng Bin. Je suis très solitaire à l'école. On ne m'aime pas. Je n'ai pas d'amis. »

Fei Du leva légèrement la tête, souriant en direction de la fenêtre close du 204.

— « Puisque vous n'étiez que des connaissances, pourquoi as-tu accepté de t'enfuir avec eux ? Si Xia Xiaonan avait pris ta place, les harceleurs auraient détourné leur attention vers elle, et tu t'en serais bien mieux sortie. Pourquoi n'as-tu rien dit à personne quand tu as découvert qu'ils s'enfuyaient ? »

Wang Xiao resta silencieuse mais, contrairement aux craintes de Xiao Haiyang, elle ne raccrocha pas.

Fei Du expira une buée blanche et dit lentement :

— « Parfois, les pensées d'une personne ne sont pas libres, car des forces extérieures essaient constamment de vous modeler. Elles vous forcent à accepter les goûts de la majorité, vous forcent à écouter celui qui crie le plus fort… Même si cela ne s'accorde pas avec votre logique ou votre caractère, même si c'est totalement contraire à vos intérêts. »

Wang Xiao aspira doucement une bouffée d'air. Elle semblait pleurer.

— « Mais tant qu'il reste un dernier souffle de vie au vrai "toi", elle essaiera toujours de faire entendre un faible bruit. » Fei Du gardait les yeux fixés sur le rideau du 204, comme s'il s'agissait du visage de la jeune fille. « Avant, elle t'a dit de partir avec Feng Bin et les autres, de tenter de te rebeller, de tenter de protéger une camarade avec qui tu n'avais pourtant aucun lien particulier. Et maintenant ? Ne veut-elle pas faire payer les méchants ? »

Il marqua une légère pause.

— « Wang Xiao, quand ces filles t'ont enfermée dehors, as-tu été forcée d'aller dans le dortoir des garçons ? Quelqu'un t'a-t-il fait du mal ? »

Le cœur de Xiao Haiyang lui remonta dans la gorge. Après un long moment, la voix de la jeune fille résonna, faible.

— « ... Non. »

Le cœur de l’officier de police retomba si lourdement qu'il en eut mal aux poumons. Fei Du soupira silencieusement et baissa les yeux.

— « Je... Je... » Wang Xiao sanglotait, incapable de reprendre son souffle. « Non, mais j'ai entendu parler de cette personne... »

Fei Du se figea aussitôt, puis il enchaîna précipitamment :

— « Quelle personne ? »
— « La personne qui a tué Feng Bin. Ce... ce meurtrier. »

 

 

 

 

 

 

Fei Du aime enlever des flics je pense.... 😂

Et  Xiao Haiyang est tellement... Ah pauvre enfant ! Il faut le protéger à tout prix !

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

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